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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : pas de changement

La livre libanaise s’est stabilisée encore hier, à Beyrouth, après que la Banque du Liban (BDL) eut maintenu ses deux taux d’intervention à l’achat et à la vente du dollar en l’état, entre 1 502,00 et 1 514,00 LL pour le faire clôturer au taux moyen indicatif de 1 508,00 LL, comme depuis la mi-décembre. Toutefois le marché, qui souffre toujours d’une certaine pénurie d’offre du dollar, a continué de le négocier au point supérieur d’intervention de la BDL et rarement en dehors d’elle, dans des transactions très calmes en l’absence d’éléments nouveaux. Le billet vert est resté, en effet, confiné dans une marge comprise entre 1 513,75 et 1 514,25 LL, avec un volume d’affaires estimé à quelque huit millions de dollars, en grande partie placés à la vente par la BDL à 1 514,00. Irrégularité du dollar à l’étranger À l’étranger, le dollar s’est légèrement apprécié hier, face au yen sur les marchés des changes internationaux profitant de la confirmation officielle par le Premier ministre chinois Zhu Rongji que son gouvernement n’allait pas dévaluer le yuan, tandis que l’euro s’est montré ferme après le nouveau glissement du real brésilien ainsi que le sterling à l’annonce de statistiques conjoncturelles britanniques meilleures que prévu. De fait, les opérateurs ont été sensibilisés hier, par la réaffirmation de la Chine qu’elle ne dévaluerait pas sa monnaie, deux jours après la publication par l’agence officielle chinoise d’une information évoquant pour la première fois un possible lâchage du yuan. En effet, le dollar qui s’était replié lundi sur des rumeurs de dévaluation de la devise chinoise, s’est repris hier face au yen passant outre le conflit commercial entre Washington et Tokyo. Le billet vert a également réagi au nouvel accès de faiblesse du real brésilien qui est tombé jusqu’à 200 real pour un dollar dans un mouvement laissant craindre une résurgence de la crise brésilienne fort compromettante pour les États-Unis. Cela d’autant que les responsables brésiliens disent qu’ils ne peuvent pas faire grand-chose contre cette évolution et qu’il faut laisser le real trouver son propre niveau après la décision de le laisser flotter librement la semaine dernière. De son côté, le sterling a bénéficié d’un éloignement des perspectives d’assouplissement monétaire au Royaume-Uni après l’enquête trimestrielle de conjoncture publiée hier par la Confédération de l’industrie britannique faisant état de signes d’amélioration de la confiance des industriels. Compte tenu de toutes ces considérations, les opérateurs se sont montrés plutôt indifférents à la hausse d’un point de l’indice de confiance des consommateurs américains en janvier à 127,6 points, faisant négocier le dollar à New York, comme suit : – 1,1562 pour un euro contre 1,1555, la veille. – 1,6605 pour un sterling contre 1,6565. – 1,6900 DM contre 1,6925. – 5,6700 FF contre 5,6755. – 1,3869 FS contre 1,3870 – 1 672,25 lires contre 1 675,05. – 113,88 yens contre 113,95. Bourse de Beyrouth : nouvelle baisse Sur les marchés des valeurs mobilières, le principal événement qui a marqué la Bourse de Beyrouth était une importante application portant sur 425 000 actions «A» de Solidere à 10,00 dollars chacune, ce qui n’a pas tardé à peser un peu sur ce titre aux deux fixings d’hier. Cela étant et compte tenu aussi de la baisse des actions «C» de la banque Byblos et de BEMO, l’ensemble de la cote s’est ressenti ainsi que le secteur bancaire. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaise a perdu 0,19 % à 87,37 points ainsi que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires qui a diminué de 0,31 % à 196,47 points. L’application sur les actions «A» de Solidere ont étoffé donc le marché avec 459 547 actions négociées d’une valeur globale de 4 532 848 dollars. Wall Street : en forte reprise Par ailleurs, Wall Street est repartie à la hausse hier, après un départ hésitant, les dénégations répétées de la Chine quant à une hypothétique dévaluation du yuan ayant fini par apaiser les craintes des investisseurs. De plus, la situation du Brésil, dont la crise pourrait avoir des répercussions sur l’économie américaine, paraissait toujours surveillée en dépit du nouvel accès de faiblesse du real brésilien, dissipant les craintes d’une explosion tant redoutée de ce pays. Enfin, la publication de bons résultats de grandes sociétés américaines au quatrième trimestre 1998 est venue aussi soutenir la tendance. Cela d’autant que le Conference Board faisait savoir hier, que son indice mesurant la confiance des consommateurs américains aurait augmenté d’un point en janvier pour atteindre 127,6 points. Paris : marché hésitant La Bourse a terminé en hausse de 0,51 % mardi à l’issue d’une séance incertaine : le marché est soumis à l’influence contradictoire de résultats de sociétés généralement bien reçus et des risques d’aggravation de la crise au Brésil et en Chine, ont rapporté des opérateurs. Le CAC 40 a ainsi ouvert en hausse pour atteindre un plus haut de 4 092,55 pts puis a totalement effacé ses gains pour passer dans le rouge et toucher un plus bas de 4 107,54 pts vers 13h00. Il a ensuite rebondi alors que Wall Street faisait preuve de fermeté dans les premiers échanges. Le CAC a terminé à 4 071,28 pts dans un volume de 2,3 milliards d’euros dont 1,95 md sur le seul CAC. «On est coincé entre des résultats de sociétés plutôt bons et les craintes concernant le Brésil et la Chine», a dit le responsable du sales trading d’un intermédiaire américain. Les sociétés qui ont annoncé des résultats ont nettement surperformé le marché, à l’image de Pinault-Printemps-La Redoute (+5,41 %), LVMH (+3,24 %) ou l’Oréal (+5,28 %), alors que les bancaires continuent de sous-performer le marché de peur d’une aggravation de la crise au Brésil et de son débordement sur le reste de l’Amérique latine et sur la Chine. Londres : en faible hausse La Bourse de Londres a clôturé en faible hausse mardi, soutenue par des anticipations de fusions et d’acquisitions malgré des craintes persistantes sur la situation financière en Amérique latine et en Chine. L’indice Footsie des cent principales valeurs de la Bourse de Londres a clôturé en hausse de 4,8 points à 5 885,7 points, soit +0,08 %. Sur le Liffe, le contrat mars sur le Footsie s’affichait à 5 872 points en fin de séance contre 5 905 points en clôture lundi. Sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt d’État à dix ans s’établissait à 4,211 % contre 4,203 % la veille. L’écart de rendement avec le Bund correspondant était de 55,1 points de base contre 56,3 points lundi soir. Les valeurs londoniennes, en nette progression dans la matinée, étaient tombées dans le rouge en milieu de journée, les préoccupations des investisseurs face à la situation financière au Brésil et en Chine reprenant le dessus. Francfort stagne autour de 5000 points La Bourse de Francfort s’est légèrement appréciée hier, avec une hausse de 0,25 % qui lui a permis à peine de passer les 5 000 points en fin de journée, dans un marché toujours dans l’expectative face à la situation en Asie et au Brésil. Le X-Dax a terminé la séance à 5 001,19 points sur le marché électronique Eextra où sont brassés les deux tiers des ordres passés à Francfort, contre 4988,59 points la veille. Tokyo : clôture en hausse La Bourse de Tokyo a terminé mardi en hausse de 1,2 %, l’indice Nikkei gagnant 173,20 points à 14 382,01 points, grâce à la détermination affichée par la Chine à ne pas dévaluer sa devise, selon des sources de marché. En séance l’indice Nikkei a même atteint un plus haut de 14 501,44 points pour redescendre ensuite en raison de prises de bénéfices. L’indice élargi Topix a grimpé de 11,17 points à 1 109,88 points. Environ 499 millions d’actions ont changé de mains contre 396,2 millions la veille.
La livre libanaise s’est stabilisée encore hier, à Beyrouth, après que la Banque du Liban (BDL) eut maintenu ses deux taux d’intervention à l’achat et à la vente du dollar en l’état, entre 1 502,00 et 1 514,00 LL pour le faire clôturer au taux moyen indicatif de 1 508,00 LL, comme depuis la mi-décembre. Toutefois le marché, qui souffre toujours d’une certaine pénurie d’offre du dollar, a continué de le négocier au point supérieur d’intervention de la BDL et rarement en dehors d’elle, dans des transactions très calmes en l’absence d’éléments nouveaux. Le billet vert est resté, en effet, confiné dans une marge comprise entre 1 513,75 et 1 514,25 LL, avec un volume d’affaires estimé à quelque huit millions de dollars, en grande partie placés à la vente par la BDL à 1 514,00. Irrégularité du...