Marwan Najjar dit avoir, avec son équipe, «voulu répondre à un besoin populaire». Pendant les années difficiles de la guerre, il avait choisi de donner du rire. «Les gens avaient besoin de respirer». Maintenant, il y a d’autres urgences, «auxquelles il ne faut pas avoir peur de s’attaquer». Pendant ses études de lettres comparées et de psychologie, Marwan Najjar remplissait, avec ses premières productions, l’Assembly Hall. Il avait déjà le sens du contact avec le public. Ses débuts, il les doit à une «heureuse rencontre avec l’actrice Hind Abillama, fin 1976». À l’époque journaliste, Marwan Najjar était en visite chez l’actrice quand elle annonce vouloir faire adapter le roman Thérèse Etienne de John Knittel. Quelques semaines plus tard, il lui remet le scénario de «Diala». L’aventure télévisuelle et théâtrale commence. «Sami, masseh el-ahziya» (Sami, le cireur de chaussures) puis deux «arènes culturelles et éducatives, «Majaless el-adab» et «al-Moutafawikoun». Ensuite des dramatiques. Le tout pour la télévision d’État. Il s’attaque aux planches en 1982, avec une adaptation de «La puce à l’oreille» de Georges Feydeau. Puis, les pièces défilent. C’est que malgré la guerre, il ne chôme pas. Il dépasse rapidement le rire pour le rire, et s’attaque aux travers de la société. Avec «Arissayn médré men wayn» (Deux mariés, on ne sait d’où !) en 1986, il épingle le racisme des Libanais à l’encontre des Sri Lankais, nouveau phénomène local. Aujourd’hui, il dit avoir envie de changer de registre. «Quelque chose qui soit un peu dans le style de “Tâlbin el-orb”, mais pour le théâtre. Il faudrait trouver le moyen d’intéresser les gens pour qu’ils fassent l’effort de venir au théâtre. Chercher la particularité qui nous rendra unique».
Marwan Najjar dit avoir, avec son équipe, «voulu répondre à un besoin populaire». Pendant les années difficiles de la guerre, il avait choisi de donner du rire. «Les gens avaient besoin de respirer». Maintenant, il y a d’autres urgences, «auxquelles il ne faut pas avoir peur de s’attaquer». Pendant ses études de lettres comparées et de psychologie, Marwan Najjar remplissait, avec ses premières productions, l’Assembly Hall. Il avait déjà le sens du contact avec le public. Ses débuts, il les doit à une «heureuse rencontre avec l’actrice Hind Abillama, fin 1976». À l’époque journaliste, Marwan Najjar était en visite chez l’actrice quand elle annonce vouloir faire adapter le roman Thérèse Etienne de John Knittel. Quelques semaines plus tard, il lui remet le scénario de «Diala». L’aventure...
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