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Actualités - Reportages

Une maison de style traditionnel au Akkar (photos)

La résidence de Makhoul Daher à Kobeyate (Akkar) est un bâtiment classé par la Direction générale des Antiquités. Construite au tout début du siècle (1900), la demeure a été restaurée en 1969, et son cachet, propre à celui des anciennes maisons libanaises a été préservé. Dans cette vaste résidence, dont la superficie atteint les 782 mètres carrés, beaucoup de styles architecturaux qui ont marqué le Liban (notamment le style italien) sont représentés. Entourée d’un jardin, la résidence d’un seul étage est construite en pierre blanche. Les pierres décorant l’entrée principale et les bordures des fenêtres ont été sculptées avec soin. C’est un Alepin secondé par un bâtisseur originaire de Dhour-Choueir qui sont les auteurs de cette œuvre classée patrimoine national par la Direction générale des Antiquités en 1959. La construction du bâtiment a pris neuf ans. L’intérieur de la résidence est formée d’un vaste salon, long de 26 mètres et large de 7 mètres. Les murs du salon construit sous des voûtes ont une épaisseur de 105 centimètres. Comme dans toutes les maisons traditionnelles libanaises, le plafond et les murs épais forment un important isolant thermique et sonore. Les murs du salon, salle principale de la demeure, donnent accès par huit portes, quatre de chaque côté à seize chambres. Au-dessus de chacune des portes une fenêtre arrondie, dotée de vitraux, a été aménagée. Mis à part quatre salles qui servent de chambres de provision en temps de paix et d’abri en temps de guerre, toutes les chambres sont pourvues de fenêtres et de balcons qui donnent sur le jardin entourant la résidence. Espaces modernisés Le Dr Youssef Daher, qui vit actuellement avec son épouse dans cette résidence dont il a hérité, indique que la demeure est «l’une des plus vastes maisons traditionnelles d’un seul étage». Il déclare qu’à son retour d’Italie, en 1969, il avait envisagé de «démolir la résidence familiale pour construire à la place une maison moderne aux dimensions plus réduites». «Cependant, poursuit-il, un ami italien, qui est ingénieur, m’a suggéré de la restaurer, et ce pour une raison très simple : la construction d’une habitation neuve coûte moins cher que la démolition de ma maison au style traditionnel!» Le Dr Daher décida donc de restaurer la résidence. Le nettoyage des pierres fut entrepris. «À l’intérieur de la maison les pierres étaient recouvertes de chaux, elles ont été ravalées», dit–il. À l’extérieur, le jardin et les allées ont été agrandis, un mur d’enceinte a été construit, et les escaliers menant à la résidence ont été restaurés. Afin d’éliminer l’humidité, le toit fissuré a été couvert d’une épaisse couche de ciment. Pour que la résidence réponde aux besoins de ses habitants, certains espaces ont été modernisés et leur cachet traditionnel n’a pu de ce fait être préservé, notamment les salles de bains et la cuisine. De plus, certaines chambres trop vastes ont été divisées en deux. Aucune aide officielle n’a été accordée pour la restauration. «De plus, note le Dr Daher, la résidence figure dans beaucoup de guides touristiques étrangers mais aucune brochure libanaise n’en fait mention». La maison du Dr Daher se transforme durant la saison estivale en véritable site, visité par des Libanais certes, mais aussi par des étrangers notamment, des Italiens, des Français, des Anglais et des Américains.
La résidence de Makhoul Daher à Kobeyate (Akkar) est un bâtiment classé par la Direction générale des Antiquités. Construite au tout début du siècle (1900), la demeure a été restaurée en 1969, et son cachet, propre à celui des anciennes maisons libanaises a été préservé. Dans cette vaste résidence, dont la superficie atteint les 782 mètres carrés, beaucoup de styles architecturaux qui ont marqué le Liban (notamment le style italien) sont représentés. Entourée d’un jardin, la résidence d’un seul étage est construite en pierre blanche. Les pierres décorant l’entrée principale et les bordures des fenêtres ont été sculptées avec soin. C’est un Alepin secondé par un bâtisseur originaire de Dhour-Choueir qui sont les auteurs de cette œuvre classée patrimoine national par la Direction générale...