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Actualités - Chronologie

Algérie Désaccord au sein du Fis pour l'élection présidentielle

Les deux principales tendances du Front islamique du salut (Fis, dissous), installées hors de l’Algérie, sont en désaccord sur l’attitude à adopter vis-à-vis de l’élection présidentielle anticipée d’avril prochain. Alors que l’instance exécutive du Fis, dirigée de Bonn par Rabah Kebir, avait appelé il y a une quinzaine de jours à participer à cette élection, le Conseil de coordination du Fis, une instance dissidente, menée par Ahmed Zaoui, a implicitement rejeté, hier, le principe de cette élection. Dans un manifeste, dont une copie a été diffusée à Paris, les dissidents du Conseil de coordination posent avant tout préalable l’instauration d’une période de transition devant conduire à des élections transparentes sous contrôle international notamment. Ces dissidents exigent également la réhabilitation du Fis dissous en mars 1992 par les autorités algériennes et des groupes armés, sans exclure le Groupe islamique armé (GIA) que l’instance exécutive de Bonn a condamné à plusieurs reprises en lui imputant la plupart des massacres et des attentats contre les civils. Ahmed Zaoui, qui revendique toujours l’instauration d’un État islamique en Algérie, exige avant toute discussion avec les autorités algériennes pour une solution à la crise que traverse l’Algérie depuis 1992, la levée de l’état d’urgence, la libération des responsables du Fis Abassi Madani et Ali Belhadj, ainsi que la «garantie de se réunir avec des dirigeants de la résistance armée». Il pose comme autres conditions préalables la dissolution des groupes d’autodéfense de civils armés, ainsi que l’engagement des militaires «de se retirer de la vie politique». Cette attitude d’intransigeance tranche avec le ton relativement conciliant adopté par les partisans de Rabah Kebir qui a indiqué à la fin de l’année dernière qu’il se «prépare à octroyer un appui important» à l’un des candidats à cette élection, selon le bulletin El-Ribat proche de cette instance. Ce candidat, selon El-Ribat, devra être «capable de concrétiser par des propositions publiques et explicites des objectifs aussi importants et aussi nobles que l’arrêt de la violence et de la criminalité, l’ouverture du champ politique». Ce ton modéré laisse toute latitude à cette instance pour choisir le candidat qu’elle jugera le plus apte à défendre ses idées. Pour le moment, les candidats déclarés, Abdelaziz Bouteflika, ancien ministre des Affaires étrangères du président Houari Boumediene, soutenu par le Front de libération nationale (FLN, ex-parti unique), les anciens chefs de gouvernement Mouloud Hamrouche, Sid-Ahmed Ghozali, Belaïd Abdesselman et le président du parti islamiste MSP (ex-Hamas), cheikh Mahfoud Nahnah, ne semblent pas correspondre aux souhaits du Fis. Toutefois, la candidature annoncée comme probable par la presse de l’ancien ministre des Affaires étrangères du président Chadli Bendjedid, Ahmed Taleb Ibrahimi, un islamiste modéré fils d’un dignitaire religieux, pourrait recueillir les faveurs de l’instance de Bonn.
Les deux principales tendances du Front islamique du salut (Fis, dissous), installées hors de l’Algérie, sont en désaccord sur l’attitude à adopter vis-à-vis de l’élection présidentielle anticipée d’avril prochain. Alors que l’instance exécutive du Fis, dirigée de Bonn par Rabah Kebir, avait appelé il y a une quinzaine de jours à participer à cette élection, le Conseil de coordination du Fis, une instance dissidente, menée par Ahmed Zaoui, a implicitement rejeté, hier, le principe de cette élection. Dans un manifeste, dont une copie a été diffusée à Paris, les dissidents du Conseil de coordination posent avant tout préalable l’instauration d’une période de transition devant conduire à des élections transparentes sous contrôle international notamment. Ces dissidents exigent également la...