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Actualités - Chronologie

Retombées sur les bourses asiatiques

Les mauvaises nouvelles en provenance du Brésil ont fait ployer jeudi les bourses des pays émergents, d’Asie, encore mal remises de leur grande crise de 1997, mais la principale place de la région, Tokyo, a ignoré avec superbe les craintes de contagion venues d’Amérique latine. La dévaluation de fait de quelque 8 % du réal et la démission du gouverneur de la banque centrale brésilienne Gustavo Franco ont ébranlé les marchés de la région, qui avaient retrouvé depuis quelques mois le chemin de la hausse. Si les pays d’Asie n’entretiennent que des liens commerciaux limités avec le Brésil, la crise du géant latino-américain ne peut qu’accentuer la défiance des marchés financiers envers les bourses locales, mettre sous pression le lien fixe («peg») existant entre le dollar Hong Kong et le dollar américain et pousser la Chine à dévaluer le yuan, dernière ancre de stabilité dans la région. L’impact de la crise brésilienne sur l’économie des États-Unis, débouché naturel de beaucoup de pays de la région, préoccupe également les opérateurs. «Il y a des inquiétudes», mais la réaction «n’a pas été aussi violente que ce que l’on aurait pu craindre», a toutefois souligné Andy Tan, directeur de la société financière MMS (groupe Standard and Poor’s) à Singapour. La place qui donne le ton à une bonne partie de la région, Hong Kong, a perdu en matinée jusqu’à 3,1 % mais a refait par la suite la plus grosse partie du terrain perdu. L’indice Hang Seng a terminé en retrait de 0,9 %, largement au-delà de la barre psychologique des 10 000 points (10 183,13 points). Les bourses qui ont clôturé les premières ont subi les plus gros dégagements. Manille a terminé en chute de 4,8 % Séoul de 4,5 % et Shanghai (actions «B») de 3,1 %. Taipeh, toujours relativement protégée des chocs extérieurs, a limité ses pertes à 1,2 %, selon des sources de marché. À mi-séance, Singapour et Djakarta étaient de leur côté en retrait de 2,8 %, alors que Kuala Lumpur reculait de 1,3 % et Bangkok de 1 %.
Les mauvaises nouvelles en provenance du Brésil ont fait ployer jeudi les bourses des pays émergents, d’Asie, encore mal remises de leur grande crise de 1997, mais la principale place de la région, Tokyo, a ignoré avec superbe les craintes de contagion venues d’Amérique latine. La dévaluation de fait de quelque 8 % du réal et la démission du gouverneur de la banque centrale brésilienne Gustavo Franco ont ébranlé les marchés de la région, qui avaient retrouvé depuis quelques mois le chemin de la hausse. Si les pays d’Asie n’entretiennent que des liens commerciaux limités avec le Brésil, la crise du géant latino-américain ne peut qu’accentuer la défiance des marchés financiers envers les bourses locales, mettre sous pression le lien fixe («peg») existant entre le dollar Hong Kong et le dollar américain et...