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Actualités - Chronologie

Les membres du jury : cent sénateurs impartiaux

Parmi les cent sénateurs appelés à juger le président Bill Clinton, figurent des avocats, des hommes d’affaires, d’anciens militaires et nombre d’anciens candidats... à la présidence des États-Unis. Le nouveau Sénat, issu des élections de novembre, comprend 55 républicains et 45 démocrates. Les sénateurs, qui sont élus pour des mandats de six ans, renouvelés par tiers, comptent huit femmes et 92 hommes. Ils sont tous blancs à l’exception du sénateur du Colorado Ben Nighthorse Campbell, un Cheyenne, qui porte des cravates de cowboy et une tresse indienne. Il y a également un sénateur d’origine japonaise et un autre originaire des îles Hawaï. Quarante pour cent sont millionnaires, la plupart ont fait des études supérieures et leur moyenne d’âge est de 58 ans. Leur doyen d’âge, Strom Thurmond, 97 ans, un républicain de Caroline du Sud, ancien candidat ségrégationniste à la présidence des États-Unis, est le président intérimaire du Sénat où il vient tout juste de renoncer à la présidence de la commission des forces armées. Tous ont prêté serment à l’ouverture du procès, promettant de «rendre impartialement la justice en accord avec la Constitution et avec les lois». Deux d’entre eux se sont déjà prononcés sur la culpabilité de M. Clinton, accusé de «parjure» et «d’entrave à la justice» dans l’affaire Monica Lewinsky. Charles Schumer, un démocrate de New York, a voté contre la destitution du président le mois dernier lorsqu’il n’était encore que membre de la Chambre des représentants. Et Michael Crapo, un républicain de l’Idaho, lui aussi un ancien membre de la Chambre, a voté pour la destitution. Ni l’un ni l’autre ne se sont récusés. Plusieurs autres sénateurs, dont Edward Kennedy, frère du président assassiné, ont déjà affirmé haut et fort que M. Clinton ne méritait pas la destitution. Parmi d’autres sénateurs sujets à des conflits d’interêt potentiels, figurent Barbara Boxer, une démocrate de Californie, dont la fille est mariée au frère d’Hillary Clinton, l’épouse du président, et Tim Hutchinson, un républicain de l’Arkansas, dont le frère, Asa, est l’un des 13 procureurs nommés par la Chambre des représentants pour convaincre les sénateurs de voter la destitution. Le vice-président Al Gore, président en titre du Sénat, est exclu d’office du procès, étant le successeur désigné de M. Clinton au cas où deux tiers des sénateurs voteraient la destitution. Et si M. Clinton était destitué ou démissionnait après le 21 janvier, M. Gore pourrait être président pour dix ans. À partir de cette date, il serait en effet autorisé à conclure le mandat de M. Clinton, mais aussi de se faire élire pour deux mandats successifs de quatre ans chacun. C’est le président de la Cour suprême, William Rehnquist, qui est chargé de diriger les débats, mais les sénateurs jouent à la fois le rôle de juges et jury et peuvent à tout moment, à la simple majorité, changer la procédure ou ajourner le procès. Il s’agit du second procès de destitution présidentielle, le premier s’étant déroulé en 1868. De nombreux sénateurs en place ont déjà participé à d’autres procès au Sénat, à l’encontre de juges fédéraux, dont deux furent destitués en 1989 pour parjure.
Parmi les cent sénateurs appelés à juger le président Bill Clinton, figurent des avocats, des hommes d’affaires, d’anciens militaires et nombre d’anciens candidats... à la présidence des États-Unis. Le nouveau Sénat, issu des élections de novembre, comprend 55 républicains et 45 démocrates. Les sénateurs, qui sont élus pour des mandats de six ans, renouvelés par tiers, comptent huit femmes et 92 hommes. Ils sont tous blancs à l’exception du sénateur du Colorado Ben Nighthorse Campbell, un Cheyenne, qui porte des cravates de cowboy et une tresse indienne. Il y a également un sénateur d’origine japonaise et un autre originaire des îles Hawaï. Quarante pour cent sont millionnaires, la plupart ont fait des études supérieures et leur moyenne d’âge est de 58 ans. Leur doyen d’âge, Strom Thurmond, 97 ans,...