Pas de facilités encore pour les voyageurs européens
le 13 janvier 1999 à 00h00
Douze jours après l’avènement de l’euro, les voyageurs européens découvrent à regret que la monnaie unique ne facilite pas encore leurs déplacements, car ils doivent payer des frais élevés pour changer des billets dans la zone euro, effectuer des virements transfrontaliers ou retirer de l’argent dans un distributeur. Les citoyens de la zone euro se voient imputer une «commission d’échange» non négligeable, de quelque 3 % à 4 % du montant échangé en France, pour changer leurs francs en marks ou en lires. Malgré la disparition des risques de change, cette commission est perçue par les bureaux de change ou les banques pour rémunérer des frais de manipulation élevés. Auparavant, les changeurs se rémunéraient à travers les «fourchettes de prix» (prix de vente et prix d’achat). Désormais, les taux sont fixes entre les monnaies nationales de la zone euro. Le plus douloureux est d’échanger de petites sommes. Ainsi pour changer 200 francs (30,49 EUR) en marks à l’Aéroport de Roissy une voyageuse s’est vu réclamer une commission de 40 FF (6,10 EUR). Le bureau de change a fixé à 40 francs la commission minimum et prélève 4 % au-delà de 1 000 francs (152,45 EUR) d’échange. Dans les banques, le coût est légèrement moindre : 3,60 % du montant échangé est prélevé au Crédit Lyonnais avec une commission minimum de 30 francs (4,57 EUR), 3,50 % à la Société Générale avec un minimum de 50 francs (7,62 EUR), 3 % dans les agences CCF avec un minimum de 30 francs pour les non-clients. Certains bureaux de change offrent des taux plus avantageux de 2,5 %. La conversion de chèques voyages est moins coûteuse : une commission proportionnelle de 1,80 % avec un minimum de 15 francs est par exemple exigée au Crédit Lyonnais. Les touristes venant en France ont finalement intérêt à se rendre aux guichets de la Banque de France qui convertit gratuitement les monnaies des pays de la zone euro en francs. En province, ces guichets ne sont toutefois ouverts que le matin. Pour échanger des francs contre des billets de la zone euro, la Banque de France fait en revanche payer une commission de 3,5 %, «inférieure ou égale», selon l’institut d’émission, à celle prélevée auparavant mais qui était alors incluse dans le taux de change.
Douze jours après l’avènement de l’euro, les voyageurs européens découvrent à regret que la monnaie unique ne facilite pas encore leurs déplacements, car ils doivent payer des frais élevés pour changer des billets dans la zone euro, effectuer des virements transfrontaliers ou retirer de l’argent dans un distributeur. Les citoyens de la zone euro se voient imputer une «commission d’échange» non négligeable, de quelque 3 % à 4 % du montant échangé en France, pour changer leurs francs en marks ou en lires. Malgré la disparition des risques de change, cette commission est perçue par les bureaux de change ou les banques pour rémunérer des frais de manipulation élevés. Auparavant, les changeurs se rémunéraient à travers les «fourchettes de prix» (prix de vente et prix d’achat). Désormais, les taux sont...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
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