Le Koweit en état d'alerte pour prévenir la menace irakienne
le 12 janvier 1999 à 00h00
Le Koweït a dénoncé lundi la remise en question de ses frontières par des responsables irakiens et annoncé que ses unités militaires allaient être mises en état d’alerte maximum pour faire face à une éventuelle menace de Bagdad. «Il s’agit d’une autre preuve que l’Irak ne respecte pas les traités inter-arabes ou internationaux», a affirmé le ministre koweïtien des Affaires étrangères cheikh Sabah al-Ahmad al-Sabah, au quotidien al-Rai al-Aaam. «Le régime irakien ne respecte pas les aspirations de son peuple, qui veut vivre décemment et ne veut pas être impliqué dans la politique agressive ou les aventures militaires» du gouvernement, a-t-il dit. Le même journal a annoncé lundi l’arrestation au Koweït de 25 Arabes accusés de «subversion» pour le compte de l’Irak. Leur nationalité n’a pas été précisée. Des députés irakiens ont appelé samedi le gouvernement à revenir sur sa reconnaissance des frontières du Koweït, alors que le vice-Premier ministre Tarek Aziz a affirmé dimanche que la Grande-Bretagne avait créé le Koweït sur une portion du territoire irakien pour affaiblir Bagdad. Pour prévenir de telles menaces, le ministre koweitien de la Défense, cheikh Salem Sabah al-Salem al-Sabah, a convoqué dans la nuit de dimanche à lundi une réunion du Conseil de la défense, qui a décidé de la mise en état d’alerte maximum des unités militaires et le rappel des réservistes, a indiqué la presse du lundi. Le Koweït dispose de 15 300 soldats en activité et de près de 24 000 réservistes, selon l’Institut international des études stratégiques de Londres. Bagdad avait qualifié dimanche le Koweït et l’Arabie séoudite, d’où partent les patrouilles alliées dans la zone d’exclusion aérienne dans le sud de l’Irak, de «voleurs et de hors-la-loi» et leur a attribué la responsabilité d’avoir «participé directement et effectivement» à l’opération Renard du désert menée du 16 au 19 décembre. Tarek Aziz a même réitéré dimanche le refus de son pays de s’excuser pour l’occupation du Koweït (août 1990-février 1991), affirmant qu’elle n’a été décidée qu’à la suite «d’une agression économique» du Koweït. Bagdad accuse Koweït de lui avoir volé du pétrole d’un champ de Roumeila, partagé par les deux pays, durant la guerre irako-iranienne (1980-1988) .
Le Koweït a dénoncé lundi la remise en question de ses frontières par des responsables irakiens et annoncé que ses unités militaires allaient être mises en état d’alerte maximum pour faire face à une éventuelle menace de Bagdad. «Il s’agit d’une autre preuve que l’Irak ne respecte pas les traités inter-arabes ou internationaux», a affirmé le ministre koweïtien des Affaires étrangères cheikh Sabah al-Ahmad al-Sabah, au quotidien al-Rai al-Aaam. «Le régime irakien ne respecte pas les aspirations de son peuple, qui veut vivre décemment et ne veut pas être impliqué dans la politique agressive ou les aventures militaires» du gouvernement, a-t-il dit. Le même journal a annoncé lundi l’arrestation au Koweït de 25 Arabes accusés de «subversion» pour le compte de l’Irak. Leur nationalité n’a pas été...
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