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Actualités - Reportages

Toute maladie de la prostate n'est pas un cancer

La prostate est une glande qui se trouve à la base de la vessie. Elle est traversée par l’urètre, de sorte que le canal urinaire passe par elle. Elle sécrète le liquide prostatique, qui entre dans la composition du sperme, bien que ce liquide n’ait aucun rôle dans la sexualité de l’homme. Les maladies de la prostate ne sont pas toutes dangereuses. Elles sont principalement au nombre de trois : L’infection de la prostate : elle peut se manifester à tout âge. Elle est très bénigne et se traite par des antibiotiques. L’hypertrophie bénigne de la prostate (augmentation du volume et du poids de la prostate) : elle intervient toujours après la cinquantaine. Tous les hommes la subissent à cet âge-là, mais elle cause des problèmes à 50% d’entre eux seulement. En effet, la prostate hypertrophiée comprime le canal urinaire causant des troubles comme l’augmentation de la fréquence des urines, un jet faible et intermittent, quelquefois une rétention d’urine qui peut être grave. Le cancer de la prostate : il s’agit du cancer le plus fréquent chez les hommes qui ont dépassé la cinquantaine, ainsi que la deuxième cause de mortalité chez eux. S’il est détecté précocement, il peut être guéri dans 90% des cas au moins. S’il est sorti de la région de la prostate, il peut être traité mais la guérison n’est plus possible. Parlant du traitement réservé à ces maladies, Sleiman Merhej, président de la Société libanaise d’urologie (SLU), détruit plusieurs mythes. «Il n’est pas vrai que la chirurgie est nécessaire à tous les coups», dit-il. «En ce qui concerne l’hypertrophie de la prostate, on n’opère que quand elle cause des complications (en enlevant seulement la partie hypertrophiée et non le tout) : rétention aiguë d’urine, hémorragie ou insuffisance rénale. Pour le reste, un traitement médical est le plus souvent suffisant». «En clair, poursuit M. Merhej, le volume n’est pas significatif. Ce sont les complications et le choix du malade (c’est lui qui doit décider si sa qualité de vie souffre de l’hypertrophie) qui rendent l’intervention nécessaire». Selon M. Merhej, et malgré le manque de chiffres là aussi, le taux de cancer avancé représenterait au Liban 80% des cas de cancer de la prostate, ce qui justifie amplement les campagnes de dépistage précoce. Quant à la campagne d’information, elle contribuera à chasser les idées fausses : que le traitement de la prostate est une atteinte à la sexualité, que toute maladie de la prostate est un cancer, que la chirurgie est inévitable, que les problèmes urinaires sont normaux avec l’âge et qu’il faut les supporter.
La prostate est une glande qui se trouve à la base de la vessie. Elle est traversée par l’urètre, de sorte que le canal urinaire passe par elle. Elle sécrète le liquide prostatique, qui entre dans la composition du sperme, bien que ce liquide n’ait aucun rôle dans la sexualité de l’homme. Les maladies de la prostate ne sont pas toutes dangereuses. Elles sont principalement au nombre de trois : L’infection de la prostate : elle peut se manifester à tout âge. Elle est très bénigne et se traite par des antibiotiques. L’hypertrophie bénigne de la prostate (augmentation du volume et du poids de la prostate) : elle intervient toujours après la cinquantaine. Tous les hommes la subissent à cet âge-là, mais elle cause des problèmes à 50% d’entre eux seulement. En effet, la prostate hypertrophiée comprime le canal...