Astronomie - Comment les nuages deviennent des étoiles Réservoir d'eau dans l'espace
le 11 janvier 1999 à 00h00
Les premières données transmises par le nouveau satellite américain d’étude des étoiles SWAS confirment la présence de très importantes quantités d’eau dans notre galaxie, y compris dans ses régions les plus froides, ont rapporté des scientifiques américains. Le satellite «nous indique qu’il existe un réservoir d’eau plutôt significatif dans l’espace», a indiqué Gary Melnick, du centre d’astrophysique de Cambridge (Massachusetts) lors d’un congrès de la société américaine d’astronomie (AAS) réuni à Austin (Texas). Lancé le 5 décembre dernier, le SWAS (Submillimiter Wave Astronomy Satellite) a pour principale mission de percer les mystères des nébuleuses de la Voie Lactée, ces immenses nuages de gaz et de poussières interstellaires identiques à celui qui a donné naissance à notre système solaire et dans lesquels continuent à se former étoiles et planètes. Comme l’avaient déjà mis en évidence d’autres observations, notamment celles effectuées récemment par le satellite européen d’astronomie infrarouge (ISO), le petit dernier de la flottille des satellites scientifiques de la Nasa confirme que ces régions sont particulièrement riches en eau, qu’elle soit sous forme de vapeur d’eau ou de glace. «Nous avions déjà vu de l’eau dans ces nébuleuses, mais seulement dans les régions chaudes», a expliqué M. Melnick. «Par contre, SWAS a aussi repéré de l’eau dans les régions bien plus froides. C’est important parce que la majeure partie de ces nébuleuses est froide et donc que l’eau pourrait se cacher dans bien plus d’endroits que nous le suspections jusque-là». Les mesures réalisées en plein cœur de la nébuleuse d’Orion, la première explorée par SWAS, ont permis d’estimer la quantité d’eau qui s’y niche à environ 20 millions de fois celle qui remplit tous les océans de notre Terre. «L’eau est très importante parce qu’elle permet de refroidir la température de ces nuages de telle façon qu’ils s’effondrent sur eux-mêmes et forment des étoiles», a relevé pour sa part David Neufeld, de l’université Johns Hopkins de Baltimore (Maryland). Sur une orbite d’environ 650 kilomètres au-dessus de la Terre, SWAS est le premier observatoire spatial exclusivement conçu pour opérer dans la partie submillimétrique du spectre électromagnétique, c’est-à-dire entre l’infrarouge et la radio. Son espérance de vie de six à sept ans devrait lui permettre d’étudier des dizaines de nébuleuses.
Les premières données transmises par le nouveau satellite américain d’étude des étoiles SWAS confirment la présence de très importantes quantités d’eau dans notre galaxie, y compris dans ses régions les plus froides, ont rapporté des scientifiques américains. Le satellite «nous indique qu’il existe un réservoir d’eau plutôt significatif dans l’espace», a indiqué Gary Melnick, du centre d’astrophysique de Cambridge (Massachusetts) lors d’un congrès de la société américaine d’astronomie (AAS) réuni à Austin (Texas). Lancé le 5 décembre dernier, le SWAS (Submillimiter Wave Astronomy Satellite) a pour principale mission de percer les mystères des nébuleuses de la Voie Lactée, ces immenses nuages de gaz et de poussières interstellaires identiques à celui qui a donné naissance à notre système...
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