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Actualités - Chronologie

Monica loin des projecteurs

L’ancienne stagiaire de la Maison-Blanche, Monica Lewinsky, tente d’oublier sur la côte ouest des États-Unis un scandale qui risque de la marquer à vie. Cible de plaisanteries cruelles et des paparazzis qui tentent de la saisir sous des angles particulièrement défavorables, Monica vit à Los Angeles où elle aurait le sentiment d’être plus anonyme qu’à New York, où habite sa mère. «Elle ne peut pas supporter d’être à New York», a déclaré récemment un de ses amis au New York Daily News. «Vous, les journalistes, ne la laisseriez pas vivre tranquille. La presse lui laisse vivre sa vie à Los Angeles», a-t-il dit. La jeune femme s’est fait oublier depuis son témoignage d’août dernier au cours duquel, en pleurs, elle avait détaillé sa liaison sexuelle avec le président devant le «grand jury» chargé de décider si Bill Clinton avait menti dans cette affaire. Et elle craindrait par-dessus tout d’être appelée à témoigner à nouveau, cette fois devant le Sénat. Les parlementaires n’ont pas encore décidé si des témoins seront appelés à la barre. Les avocats de Clinton sont opposés à cette idée et ont prévenu qu’ils se réservent le droit de mener un contre-interrogatoire serré si qui que ce soit mettait en cause la version du président. Or, selon le rapport du procureur Kenneth Starr, Monica Lewinsky a mis en pièce les affirmations de Clinton, pour qui leurs contacts physiques se sont limités à certains actes qui n’entrent pas dans la définition des actes sexuels proposée lors d’un procès concernant l’affaire Paula Jones. Cette ancienne employée de l’Arkansas reprochait à Clinton de lui avoir fait des propositions indécentes lorsqu’il était gouverneur de cet État. Les Américains ont été bombardés ces derniers mois d’une accumulation de détails tirés notamment des enregistrements du témoignage de Monica devant la justice et de ses conversations téléphoniques avec une de ses amies, Linda Tripp. Elle est également apparue dans des positions et des vêtements très avantageux l’été dernier dans le magazine Vanity Fair. Sa première interview, en revanche, se fait attendre: prévue pour le mois prochain, elle pourrait bien être repoussée en raison du procès de destitution. Quant à sa vie privée, elle est bien gardée. Seules des photos parues dans la presse en octobre ont mis en évidence ses formes arrondies, la montrant marchant sur la plage pour perdre les kilos qu’elle aurait accumulés en mangeant n’importe quoi lorsqu’elle se terrait dans son appartement de Washington. «La sveltesse n’a jamais été son style. Mais avec 83 kilos, la jeune femme de 25 ans (...) tente désespérément d’améliorer la situation», écrivait récemment le London Daily Mail. L’ex-stagiaire, qui a reconnu avoir montré à Clinton une partie de ses sous-vêtements pour le séduire, inspire plus souvent le ridicule que la sympathie. Certains la voient comme une victime de son employeur, mais la plupart la considèrent comme une fille de riches de Californie dont le flirt idiot s’est terminé en drame. Elle a toutefois trouvé une alliée puissante avec une célèbre journaliste américaine, Barbara Walters, qui a décroché la première interview. Parlant de ses négociations avec Monica Lewinsky, Barbara a noté que celle-ci vivait «une année terrible», rappelant son «cœur brisé» et affirmant qu’elle était «innocente» dans toute cette affaire. La journaliste d’ABC, qui a déclaré au magazine TV Guide qu’elle considérait Monica comme sa fille, l’a trouvée très chaleureuse, intelligente et très ouverte. L’ancienne stagiaire aurait accepté l’interview avec Barbara Walters pour lancer le livre qu’elle prépare avec le biographe de la Princesse Diana, Andrew Morton. Le titre envisagé serait simple: «Monica’s Story» (L’histoire de Monica). Le contrat, lui, serait conséquent: un million de dollars.
L’ancienne stagiaire de la Maison-Blanche, Monica Lewinsky, tente d’oublier sur la côte ouest des États-Unis un scandale qui risque de la marquer à vie. Cible de plaisanteries cruelles et des paparazzis qui tentent de la saisir sous des angles particulièrement défavorables, Monica vit à Los Angeles où elle aurait le sentiment d’être plus anonyme qu’à New York, où habite sa mère. «Elle ne peut pas supporter d’être à New York», a déclaré récemment un de ses amis au New York Daily News. «Vous, les journalistes, ne la laisseriez pas vivre tranquille. La presse lui laisse vivre sa vie à Los Angeles», a-t-il dit. La jeune femme s’est fait oublier depuis son témoignage d’août dernier au cours duquel, en pleurs, elle avait détaillé sa liaison sexuelle avec le président devant le «grand jury» chargé de...