Irak La guerre des nerfs se poursuit entre Bagdad et Washington
le 08 janvier 1999 à 00h00
La guerre des nerfs s’est poursuivie jeudi, entre Américains et Irakiens, à la fois sur le plan politique avec la tentative de Bagdad de pousser la France à abandonner ses alliés en arrêtant ses vols de surveillance au-dessus de la «zone d’exclusion», et dans les airs au sud et au nord de l’Irak. Paris a seulement suspendu sa participation aux patrouilles du programme “Southern Watch” dans la zone d’exclusion aérienne au sud du 32e parallèle, lors du déclenchement, à la mi-décembre, des frappes de l’opération Renard du désert. Le quotidien As-Saoura, organe du parti Baas au pouvoir à Bagdad, a expliqué que la participation de Paris était un acte «inamical» et que la France devrait se retirer totalement de la surveillance aérienne de l’Irak pour retrouver la «confiance» des Irakiens. Sur le plan militaire, un chasseur F-16 américain a été pris hier pour cible par la DCA irakienne, au-dessus de la zone d’exclusion aérienne dans le nord du pays. L’appareil, «accroché» par le radar d’une batterie antiaérienne, a riposté, en tirant un missile antiradar HARM, a-t-on appris auprès du Conseil national de sécurité américain (NSC). Le F-16 a pu ensuite regagner la base d’Incirlik (Turquie), où sont stationnés les appareils affectés à l’opération “Northern Watch”. Cet incident est le dernier en date d’une série d’escarmouches ayant débuté le 22 décembre, quelques jours après la fin de l’opération Renard du désert. Les frappes américaines et britanniques contre l’Irak, pour sanctionner Bagdad dans son refus de coopérer avec les inspections des Nations unies pour le désarmement, se sont déroulées du 16 au 19 décembre. Ces incidents aériens, qui ont impliqué également des appareils britanniques, vont en s’accentuant, mais n’ont pas débouché, pour l’instant, sur la destruction d’un appareil allié. Le Pentagone a reconnu lui-même que les incursions des appareils irakiens dans les zones d’exclusion aérienne étaient de plus en plus profondes et de plus en plus longues. Trente-huit violations des zones d’exclusion aérienne ont été enregistrées depuis l’opération Renard du désert, selon des sources militaires américaines.
La guerre des nerfs s’est poursuivie jeudi, entre Américains et Irakiens, à la fois sur le plan politique avec la tentative de Bagdad de pousser la France à abandonner ses alliés en arrêtant ses vols de surveillance au-dessus de la «zone d’exclusion», et dans les airs au sud et au nord de l’Irak. Paris a seulement suspendu sa participation aux patrouilles du programme “Southern Watch” dans la zone d’exclusion aérienne au sud du 32e parallèle, lors du déclenchement, à la mi-décembre, des frappes de l’opération Renard du désert. Le quotidien As-Saoura, organe du parti Baas au pouvoir à Bagdad, a expliqué que la participation de Paris était un acte «inamical» et que la France devrait se retirer totalement de la surveillance aérienne de l’Irak pour retrouver la «confiance» des Irakiens. Sur le plan...
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