La City de Londres, premier marché des changes mondial, s’activait vendredi pour les derniers préparatifs, essentiellement l’adaptation des systèmes informatiques, avant l’arrivée aujourd’hui de l’euro sur les grandes places financières. Au total, quelques 30 000 opérateurs, analystes, techniciens et informaticiens ont sacrifié leur Nouvel An pour mettre à jour comptes et logiciels durant «le week-end», selon l’expression francisée en vogue qui marque la caractère exceptionnel et ... européen de l’événement dont la Grande-Bretagne est officiellement absente. «Tout se passe bien, on est en route», a déclaré une porte-parole de la grande banque d’affaires américaines Merrill Lynch qui a mobilisé 400 personnes à Londres et consacré 79 millions de dollars (67,15 millions d’euros) à l’opération au total depuis deux ans. Dès l’annonce, jeudi, des taux de conversion en Euro des onze monnaies européennes participantes, sans grandes surprises et accueillis calmement par le marché, il a fallu lancer la redénomination de l’équivalent de milliards d’euros en dépôts bancaires, obligations ou actions. Même si la Grande-Bretagne n’y participe pas, la City est concernée au premier chef par l’euro. Elle abrite quelque 500 banques étrangères et traite près d’un tiers des échanges mondiaux de devises – six fois plus que Francfort. À la bourse – première d’Europe – 60% des échanges portent sur des titres étrangers dont une bonne partie vient de la zone euro tandis que le marché obligataire domine pour le négoce des euro-obligations. Aucune estimation officielle des sommes concernées par la conversion n’est disponible. La presse britannique évoque au moins 460 milliards de dollars (391 milliards d’euros) de dépôts bancaires, 2 100 milliards de dollars (1 785 milliards d’euros) de bons d’État, 20 000 actions et 47 000 contrats à terme et sur options. «Il serait surprenant que tout se passe complètement sans problèmes» étant donné «le grand nombre de systèmes informatiques qui doivent être modifiés», a déclaré à la BBC le gouverneur adjoint de la Banque d’Angleterre, David Clementi. «Nous pourrions découvrir, dans la semaine, des opérations qui ont échoué ou des paiements qui ont été envoyés à la mauvaise banque», a-t-il expliqué. «Si une firme fait une erreur substantielle, cela pourrait bien déboucher sur des pertes substantielles». M. Clementi a néanmoins assuré qu’«il existe des procédures pour traiter cela» et que la City était «bien préparée». La banque centrale, qui supervise depuis plus de trois ans les préparatifs et fait travailler ce week-end 300 de ses 3 000 employés, va «soigneusement surveiller la situation».
La City de Londres, premier marché des changes mondial, s’activait vendredi pour les derniers préparatifs, essentiellement l’adaptation des systèmes informatiques, avant l’arrivée aujourd’hui de l’euro sur les grandes places financières. Au total, quelques 30 000 opérateurs, analystes, techniciens et informaticiens ont sacrifié leur Nouvel An pour mettre à jour comptes et logiciels durant «le week-end», selon l’expression francisée en vogue qui marque la caractère exceptionnel et ... européen de l’événement dont la Grande-Bretagne est officiellement absente. «Tout se passe bien, on est en route», a déclaré une porte-parole de la grande banque d’affaires américaines Merrill Lynch qui a mobilisé 400 personnes à Londres et consacré 79 millions de dollars (67,15 millions d’euros) à l’opération au...
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