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Actualités - Chronologie

Les sorties de la semaine

La croûte Incognito, de John Badham Harry Donovan (alias Jason Patric) est un faussaire. Dans son «loft» new-yorkais, il vivote en reproduisant des toiles de maîtres destinées à diverses collections privées. Par manque de confiance et malgré les conseils de son vieux père, peintre lui aussi, Harry néglige son œuvre personnelle. Afin de ne pas éveiller les soupçons, il s’attaque généralement à des tableaux de moindre importance, jusqu’au jour où trois galeristes sans scrupules le chargent de reproduire une toile de Rembrandt dont l’histoire a perdu la trace. Effrayé par l’ampleur du projet et la culpabilité qui le ronge, Harry rejette l’offre des mercantis, qui renchérissent sans coup férir. Harry s’engage alors à imiter Rembrandt pour la somme de cinq cent mille dollars, en se jurant à lui-même de commencer ensuite une nouvelle vie. Sans plus attendre, il s’envole pour Amsterdam afin d’étudier le maître néerlandais. Lors d’une escale à Paris, il rencontre la belle Marieke van den Broeck (Irène Jacob) – spécialiste de Rembrandt et du sport en chambre – à qui il expose ses idées... La suite se complique un peu. Les galeristes décident de s’entretuer; le père de Harry, de mourir. Le reste, je vous l’épargne... Même si l’histoire semble d’abord aguichante, le film, lui, est un navet. Les acteurs sont franchement mauvais. Les dialogues, d’une crétinerie affligeante, ne sont égales que par des poncifs et autres clichés censés donner de la profondeur aux personnages: Harry, de passage à Paris, arbore le béret traditionnel et boit sa vinasse au goulot, tandis que les trois galeristes (l’Anglais, l’Américain et le Japonais) exhibent leurs costumes trois pièces dans toutes les occasions. Les rares scènes de nu (je m’adresse aux esthètes...) ne parviennent guère à égayer ce paysage désolé, qui s’apparente davantage au réalisme socialiste qu’à la peinture de Rembrandt. ÉLITE, EMPIRE/SODECO, LES AMBASSADES Le piège des jumelles The Parent Trap, de Nancy Meyers Jumeaux et jumelles ont été abondamment utilisés au cinéma, à Hollywood comme ailleurs. Voir, entre autres, Sisters (1973), de Brian de Palma, qui (on s’en doute) n’avait pas fait dans la dentelle. Tout comme David Cronenberg, en 88, avec Dead Ringers. Avec The Parent Trap, le ton est différent: nous sommes chez Disney. La première version de ce film date de 61, la réalisation étant de David Swift. Ce fut un grand succès – surtout auprès du public pré-adolescent –, un succès dû, pour une bonne part, à la jeune actrice alors très populaire, Hayley Mills. Faute d’avoir pu visionner la nouvelle version, nous nous en tiendrons à une simple présentation du film de Nancy Meyers. L’histoire est d’ailleurs restée sensiblement le même. Hallie et Annie sont donc jumelles (toutes deux jouées par la même Lindsay Lohan): elles ont été séparées lorsque leurs parents se sont quittés, chacune étant partie avec un des conjoints. Le hasard d’un séjour dans un camp de vacances réunit les deux sœurs (elles n’ont pas de peine à se reconnaître!). Elles décident aussitôt de monter un petit complot qui permettra de rapprocher père et mère, afin d’aboutir à la reconstitution de la cellule familiale (la Maison-Blanche devrait prendre des leçons!). À ce propos, faut-il le préciser, The Parent Trap se laisse voir... en famille. Autres interprètes: Dennis Quaid et Natasha Richardson. CONCORDE, FREEWAY, PLANÈTE/ABRAJ/PLAZA/ ZOUK, VENDÔME Jeune cinéma français Les gens normaux n’ont rien d’exceptionnel, de Laurence Ferreira-Barbosa On peut classer ce film parmi les sorties de la semaine, puisqu’il est inédit chez nous, et même s’il s’agit d’une projection probablement unique. Les Gens Normaux... et... ouvre, ce mercredi 6 (à 19h15), le cycle consacré au Jeune cinéma français par le C.C.F.,dont il faut louer l’heureuse initiative. Ici encore, pas de vision préalable (dommage!). Résumons la trame du scénario. Martine, après sa rupture avec François, va d’errance en provocations. Suite à un accident (par sa faute), elle se retrouve dans un institut psychiatrique, où elle va mener des actions inattendues, encore que pas forcément positives... Ainsi qu’on l’a écrit, «se constituant son propre monde, Martine, démiurge tourbillonnant, donne au film sa dimension essentielle de discours sur la création (...) De ce jeu de miroir permanent entre fiction et réalité, il ressort une œuvre, superbe de générosité désespérée, portée à son point d’incandescence par une actrice en perpétuelle rupture, contenant en elle-même l’essence du film». Une chose reste certaine: Valeria Bruni-Tedeschi, dans le rôle-clé de Martine, se révèle une actrice «au talent formidable». Année de production: 1993. Durée: 1h43.
La croûte Incognito, de John Badham Harry Donovan (alias Jason Patric) est un faussaire. Dans son «loft» new-yorkais, il vivote en reproduisant des toiles de maîtres destinées à diverses collections privées. Par manque de confiance et malgré les conseils de son vieux père, peintre lui aussi, Harry néglige son œuvre personnelle. Afin de ne pas éveiller les soupçons, il s’attaque généralement à des tableaux de moindre importance, jusqu’au jour où trois galeristes sans scrupules le chargent de reproduire une toile de Rembrandt dont l’histoire a perdu la trace. Effrayé par l’ampleur du projet et la culpabilité qui le ronge, Harry rejette l’offre des mercantis, qui renchérissent sans coup férir. Harry s’engage alors à imiter Rembrandt pour la somme de cinq cent mille dollars, en se jurant à lui-même de...