La grande conférence que le Comité international olympique (CIO) a décidé d’organiser en janvier constituera les «états généraux du dopage» et pourra réunir jusqu’à 500 personnes, a déclaré un haut responsable du CIO. «Une conférence de cette ampleur qui veut réunir 200, 300, voire 500 personnes ne se met pas sur pied en un jour», a dit M. François Carrard, directeur général du CIO, dans une interview publiée mardi par La Tribune de Genève. Le CIO a annoncé lundi qu’il avait décidé d’organiser une conférence internationale sur le dopage en janvier à Lausanne après le scandale qui a ébranlé le Tour de France. Le président du CIO, Juan Antonio Samaranch, a déclaré «qu’il attendait des travaux de cette conférence qu’ils produisent des résultats importants, notamment une définition claire du dopage». «Nous devons nous entendre sur le choix des participants, contacter les fédérations internationales, les milieux médicaux, les différents athlètes, prendre le Conseil de l’Europe et l’OMS» (l’Organisation mondiale de la santé), a dit M. Carrard. «Il faut bien compter trois ou quatre mois de préparation pour organiser à Lausanne, dans un endroit encore à déterminer, ce que l’on pourrait appeler les états généraux du dopage», ajoute-t-il. M. Carrard note que l’on parle aujourd’hui beaucoup du cyclisme et que des sports comme la natation et l’haltérophilie sont médiatiquement les plus exposés. Mais, ajoute-t-il, «il y a bien des sports dont on ne parle jamais». «Je pense par exemple à des sports professionnels comme le football américain», a-t-il dit. Le ministre australien des Sports, Andrew Thomson, s’est déclaré mardi «époustouflé» par des déclarations favorables à la légalisation de certaines substances améliorant les performances sportives attribuées au président du Comité international olympique. Juan Antonio Samaranch. Le ministre a dit qu’il contacterait Samaranch pour demander des éclaircissements, mais que l’Australie maintiendrait sa politique de rigueur contre le dopage, à deux ans des Jeux olympiques de Sydney. «Se doper, c’est prendre des substances pour améliorer sa performance, c’est de la tricherie envers les autres concurrents», a-t-il dit à la radio australienne. Le quotidien espagnol El Mundo a publié dimanche une interview de Samaranch selon lequel «tout ce qui n’affecte pas de manière négative la santé de l’athlète n’est pas du dopage». Andrew Thomson s’est interrogé sur l’exactitude des propos prêtés au président du CIO en disant qu’ils tranchaient sur la position ferme contre le dopage affichée par Samaranch lors d’une récente visite en Australie. «Pour être franc, j’ai éclaté de rire. J’ai pensé que cela ne pouvait être vrai (…) C’est trop bizarre pour être vrai», a poursuivi le ministre.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La grande conférence que le Comité international olympique (CIO) a décidé d’organiser en janvier constituera les «états généraux du dopage» et pourra réunir jusqu’à 500 personnes, a déclaré un haut responsable du CIO. «Une conférence de cette ampleur qui veut réunir 200, 300, voire 500 personnes ne se met pas sur pied en un jour», a dit M. François Carrard, directeur général du CIO, dans une interview publiée mardi par La Tribune de Genève. Le CIO a annoncé lundi qu’il avait décidé d’organiser une conférence internationale sur le dopage en janvier à Lausanne après le scandale qui a ébranlé le Tour de France. Le président du CIO, Juan Antonio Samaranch, a déclaré «qu’il attendait des travaux de cette conférence qu’ils produisent des résultats importants, notamment une définition claire du...