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Actualités - Chronologie

Echec des pourparlers sur l'Abkhazie

Des pourparlers de paix sur l’Abkhazie entre les représentants de la Georgie et du gouvernement abkhaze autoproclamé se sont achevés sans résultat concret, les deux délégués échangeant de vives accusations au terme de trois jours de discussions à Genève. Le représentant de l’Abkhazie, région sécessionniste de la Géorgie, Sergeï Shamba, a accusé la Géorgie d’avoir provoqué le renouveau des hostilités, en mai, de maintenir des sanctions économiques contre l’Abkhazie et de soutenir l’action de groupes terroristes. Son homologue géorgien, le ministre des Affaires étrangères, Irakli Menagarishvili, a rétorqué en déclarant que les Abkhazes s’étaient livrés à un nettoyage ethnique contre des Géorgiens d’Abkhazie. Les discussions se sont déroulées à huis clos, mais l’échange a eu lieu devant la presse, invitée pour la réunion finale. Le seul terrain d’entente trouvé par M. Menagarishvili et son homologue a été la volonté de poursuivre le dialogue relancé l’an dernier par le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan. Une invitation a été adressée par la Grèce pour une nouvelle rencontre avant la fin de l’année à Athènes. Les pourparlers de Genève, la troisième série en un an sous l’égide de l’ONU, ont été menés avec la médiation du représentant spécial du secrétaire général de l’ONU pour la Géorgie, Liviu Bota (Roumanie). Des représentants de Russie, qui dispose d’un contingent en Abkhazie, de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), de France, d’Allemagne, de Grande-Bretagne et des Etats-Unis étaient également présents. Une déclaration finale, lue par le médiateur de l’ONU et approuvée par les participants, réaffirme l’engagement des deux parties à ne pas recourir à la force et à résoudre leurs divergences de manière pacifique. Poursuivre les consultations Le texte prévoit également que les consultations doivent se poursuivre à l’avenir. Mais les participants se sont déclarés «gravement préoccupés par la situation du point de vue de la sécurité dans la zone de conflit, qui s’est récemment détériorée». Des affrontements en mai dans le district de Gali, en Abkhazie, avaient fait plusieurs dizaines de morts et provoqué le départ de 40.000 membres de la minorité géorgienne. Les représentants du secrétaire général et de la communauté internationale ont également exprimé leur inquiétude devant le fait «qu’en dépit d’efforts énergiques pour renfoncer le processus de paix, les parties sont toujours très éloignées d’un accord sur des aspects clés d’un règlement». Ils ont souligné que la responsabilité d’un règlement reposait essentiellement sur les parties au conflit. Ils ont appelé l’Abkhazie et la Géorgie à ne rien faire qui mine les efforts entrepris, à soutenir le processus de paix et à faire preuve de volonté politique pour parvenir à des résultats concrets. (AFP)
Des pourparlers de paix sur l’Abkhazie entre les représentants de la Georgie et du gouvernement abkhaze autoproclamé se sont achevés sans résultat concret, les deux délégués échangeant de vives accusations au terme de trois jours de discussions à Genève. Le représentant de l’Abkhazie, région sécessionniste de la Géorgie, Sergeï Shamba, a accusé la Géorgie d’avoir provoqué le renouveau des hostilités, en mai, de maintenir des sanctions économiques contre l’Abkhazie et de soutenir l’action de groupes terroristes. Son homologue géorgien, le ministre des Affaires étrangères, Irakli Menagarishvili, a rétorqué en déclarant que les Abkhazes s’étaient livrés à un nettoyage ethnique contre des Géorgiens d’Abkhazie. Les discussions se sont déroulées à huis clos, mais l’échange a eu lieu devant la...