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Actualités - Chronologie

Toto ne vivra pas en Italie

Un film italien a été interdit de projection en Italie par la «commission de censure auprès du département des spectacles», dépendant du ministère italien de la culture, pour «blasphème et perversion». Le film des réalisateurs siciliens Daniele Cipri et Franco Maresco, «Toto che visse due volte» (Toto qui vécut deux fois) a représenté l’Italie dans la section Panorama du festival de Berlin et avait bénéficié de fonds publics pour sa réalisation. Aucun film n’avait été interdit en Italie depuis le dernier film de Pasolini en 1975, «Salo, ou les cent vingt journées de Sodome» (Salo). «Nous aurions compris une interdiction aux mineurs mais nous ne nous attendions pas que quelqu’un décide d’interdire à une personne majeure le choix d’un film», a affirmé dans le journal «La Stampa» le réalisateur Daniele Cipri. L’Eglise catholique s’était particulièrement élevée contre cette œuvre, qu’elle a jugée «bestiale», réalisée en noir et blanc en dialecte palermitain sans aucun acteur professionnel. Le film, divisé en trois parties, présente notamment un Dieu indifférent devant un handicapé crucifié et un Lazare en parrain mafieux dont le corps est dissous dans l’acide ainsi que de nombreuses scènes à caractère sexuel dont un ange sodomisé. Andrea Occhipinti, directeur de la maison qui aurait dû distribuer le film, s’est déclaré «pantois». «C’est une décision indigne d’un pays démocratique», a-t-il dit en indiquant qu’il ferait appel de cette décision. Le cinéaste Bernardo Bertolucci dont le film «Le dernier tango à Paris» avec Marlon Brando et Maria Schneider avait été interdit peu de jours après sa sortie en 1972 a condamné cet «acte de censure». Un membre de la commission de censure, le docteur en psychologie Leonardo Ancona, a indiqué pour sa part que la décision de la commission avait été unanime et estimé que l’ensemble du film constituait «une attaque au sacré et à l’homme» et que le film était «inutile et pervers». (AFP).
Un film italien a été interdit de projection en Italie par la «commission de censure auprès du département des spectacles», dépendant du ministère italien de la culture, pour «blasphème et perversion». Le film des réalisateurs siciliens Daniele Cipri et Franco Maresco, «Toto che visse due volte» (Toto qui vécut deux fois) a représenté l’Italie dans la section Panorama du festival de Berlin et avait bénéficié de fonds publics pour sa réalisation. Aucun film n’avait été interdit en Italie depuis le dernier film de Pasolini en 1975, «Salo, ou les cent vingt journées de Sodome» (Salo). «Nous aurions compris une interdiction aux mineurs mais nous ne nous attendions pas que quelqu’un décide d’interdire à une personne majeure le choix d’un film», a affirmé dans le journal «La Stampa» le réalisateur...