La dégradation de l’environnement côtier est un phénomène général dans le monde et la situation a tendance à s’aggraver, selon différentes études des Nations Unies. En effet, 60% de la population mondiale vit dans une région large de 60 km au bord de la mer et cette proportion passera à 75% d’ici en 2025, d’après l’UNESCO, organisateur d’une conférence sur les zones côtières en Afrique, qui se tient cette semaine dans la capitale du Mozambique. Huit des dix grandes mégalopoles du monde sont situées au bord de la mer et leur emprise sur le littoral ne fait que s’accroître. Seules, Mexico et Pékin ne sont pas construites sur une côte. Les huit autres mégalopoles — Tokyo, Bombay, Sao Paulo, Shangaï, New York, Djakarta, Lagos et Los Angeles — sont des villes maritimes. Sur les vingt-trois plus grandes agglomérations du monde, le constat est presque similaire. Seize d’entre elles se trouvent sur une bande côtière. La pression excessive sur leur environnement est considérable, qu’il s’agisse de l’eau douce ou des rivages eux-mêmes, dont l’occupation fait l’objet d’une concurrence croissante. On s’y dispute en effet des «ressources en voie de raréfaction» tandis «qu’une disparité toujours plus grande entre riches et pauvres fait des zones côtières des foyers potentiels de conflits» explique l’UNESCO. Concentration Au moins trois milliards d’humains — plus de la moitié des habitants de la planète — comptent d’une manière ou d’une autre sur les ressources côtières ou maritimes pour l’alimentation, la construction, les transports, les loisirs et même l’évacuation des déchets, selon une autre étude menée par le PNUE, le Programme des Nations Unies pour l’environnement. Or, cette tendance à la concentration de la population dans les zones côtières va s’accentuer, annonce le PNUE. Près d’un tiers de ces régions de la planète et de leur écosystème sont particulièrement vulnérables à la pollution terrestre et à la prolifération des infrastructures associées aux activités humaines, selon la même source. Exposées à 80% au risque de pollution, les côtes européennes sont les plus affectées par les problèmes côtiers. Mais, exception faite du bétonnage des côtes, l’Europe a les moyens de construire des installations d’assainissement efficace et de lutter contre la pollution. Ce n’est pas le cas pour les autres continents, à l’exception de l’Amérique du Nord. Dans la région Asie-Afrique, et dans les Caraïbes, 70% des côtes sont affectées par l’évacuation des déchets urbains et les pollutions industrielles. En Asie occidentale, mais aussi dans les Caraïbes, les risques de pollution proviennent surtout du trafic maritime et des écoulements de pétrole. Le PNUE estime que l’exploitation forestière et l’aquaculture contribuent en Amérique latine à la dégradation de la moitié de la mangrove (la forêt littorale). En Afrique, et c’est l’objet de la réunion de Maputo, l’érosion est une préoccupation sérieuse pour de nombreux pays, en particulier pour les communautés situées en aval de certains fleuves. Les barrages construits en amont ont en effet un impact négatif sur la sédimentation et aggravent l’érosion dans les bassins des fleuves déjà dégradés. Enfin, la surexploitation de la pêche et des ressources halieutiques menace la survie des communautés côtières et insulaires, tandis que le tourisme — première industrie mondiale par la rapidité de sa croissance — soumet les populations et leur environnement à «une pression excessive». (AFP)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La dégradation de l’environnement côtier est un phénomène général dans le monde et la situation a tendance à s’aggraver, selon différentes études des Nations Unies. En effet, 60% de la population mondiale vit dans une région large de 60 km au bord de la mer et cette proportion passera à 75% d’ici en 2025, d’après l’UNESCO, organisateur d’une conférence sur les zones côtières en Afrique, qui se tient cette semaine dans la capitale du Mozambique. Huit des dix grandes mégalopoles du monde sont situées au bord de la mer et leur emprise sur le littoral ne fait que s’accroître. Seules, Mexico et Pékin ne sont pas construites sur une côte. Les huit autres mégalopoles — Tokyo, Bombay, Sao Paulo, Shangaï, New York, Djakarta, Lagos et Los Angeles — sont des villes maritimes. Sur les vingt-trois plus grandes...