Les chefs d’Etat des pays membres du Mercosur, qui représente un marché de 200 millions d’habitants, participeront jeudi et vendredi à un sommet dans la ville d’Ushuaia, à l’extrême-sud de l’Argentine. Quatrième groupe économique mondial derrière l’Union européenne, les Etats-Unis et le Japon, le Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay et leurs associés, Bolivie et Chili) connaît une forte croissance, estimée pour les prochaines années entre 4% et 6%. A la veille de ce sommet s’est tenu à Buenos Aires le Forum économique du Mercosur réunissant 500 chefs d’entreprises, experts et fonctionnaires du monde entier. La faible croissance des exportations du Mercosur et la persistance de difficultés sociales telles que la pauvreté et le chômage constituent les problèmes en suspens du bloc sud-américain, ont estimé les participants au Forum. «Le plus important pour vous, c’est d’exporter dans le monde entier. Le commerce à l’intérieur du Mercosur a beaucoup augmenté mais l’intérêt premier de cette zone, c’est de gagner en efficacité, de se spécialiser et de pouvoir négocier dans les meilleures conditions. Se replier sur le seul Mercosur serait une erreur», a estimé le vice-directeur général de l’Organisation mondiale du Commerce (OMC), Jesus Seade. Une étude récente de l’Association latino-américaine de l’intégration (ALADI) montre que les échanges entre pays du Mercosur (Bolivie et Chili inclus), se sont élevés à 26,248 milliards de dollars en 1997, soit une augmentation de 15,13% par rapport à l’année 1996. De son côté, le responsable de la Banque interaméricaine de Développement (BID), Enrique Iglesias, a admis qu’il restait des progrès à faire dans le domaine social. «Nous nous devons de gagner en efficacité au niveau des entreprises et de l’Etat pour améliorer notre compétitivité mais nous devons aussi gagner en efficacité sur le plan social pour tenter de diminuer la pauvreté, le chômage et améliorer la répartition des richesses», a-t-il dit. Lors de ce sommet présidentiel, la proposition de la Commission européenne de créer une zone de libre-échange entre l’UE, le Mercosur et le Chili devrait occuper une place importante des discussions. Selon les accords de coopération signés en 1995 et 1996 avec le Mercosur et le Chili, une zone de libre-échange devrait à terme être créée entre l’UE et le Mercosur. Depuis la signature de ces accords, «l’Union européenne a dépassé les Etats-Unis et est devenue le principal partenaire économique du Mercosur et du Chili», a indiqué mercredi à Bruxelles le commissaire européen pour les relations avec l’Amérique latine Manuel Marin. Face aux réticences à un tel accord des pays agricoles de l’UE emmenés par la France et l’Allemagne, M. Iglesias a déclaré que «sans ignorer les difficultés d’un tel processus, l’important est de s’asseoir à la même table, de commencer à négocier et dans ce sens, la proposition de la Commission est une bonne nouvelle». (AFP)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Les chefs d’Etat des pays membres du Mercosur, qui représente un marché de 200 millions d’habitants, participeront jeudi et vendredi à un sommet dans la ville d’Ushuaia, à l’extrême-sud de l’Argentine. Quatrième groupe économique mondial derrière l’Union européenne, les Etats-Unis et le Japon, le Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay et leurs associés, Bolivie et Chili) connaît une forte croissance, estimée pour les prochaines années entre 4% et 6%. A la veille de ce sommet s’est tenu à Buenos Aires le Forum économique du Mercosur réunissant 500 chefs d’entreprises, experts et fonctionnaires du monde entier. La faible croissance des exportations du Mercosur et la persistance de difficultés sociales telles que la pauvreté et le chômage constituent les problèmes en suspens du bloc...