Graça Machel, la nouvelle épouse du président sud-africain Nelson Mandela et la veuve du président mozambicain Samora Machel, affiche un destin de première dame. Cette femme brillante et gaie, qui garde à 52 ans de rondeurs séduisantes, s’affichait depuis près de deux ans avec le chef de l’Etat sud-africain. De son propre aveu, sa relation avec Nelson Mandela n’a pas commencé par un coup de foudre, mais s’est tissée peu à peu, au fil des ans. «C’est un symbole, mais ce n’est pas un saint: il a ses faiblesses», confiait-elle récemment à un journal sud-africain. «Nous avons besoin de ces symboles, de ces mythes qui nous aident à avancer vers l’idéal». Intelligente et ambitieuse, elle fut une des rares femmes africaines à avoir pu étudier à l’époque coloniale et obtint un diplôme de langue à l’université de Lisbonne. Elle fut aussi la seule femme à occuper une fonction ministérielle après l’indépendance du Mozambique, pendant les onze premières années de gouvernement du Front de libération du Mozambique (FRELIMO). Née Graça Simbine, dans la province d’Inhambane (sud du Mozambique), elle entame sa carrière politique comme simple membre du FRELIMO. En septembre 1975, elle épouse Samora Moises Machel, le leader du FRELIMO. L’architecte de l’indépendance du pays avait pris la tête du pays trois mois plus tôt. Sitôt mariée, elle prend le poste de l’Education et de la Culture qu’elle conservera jusqu’à ce qu’elle soit évincée, en janvier 1987 par Joaquim Chissano, le successeur de son mari décédé. Grand partisan de la lutte anti-apartheid, Samora Machel trouve la mort en octobre 1986 dans un crash d’avion survenu sur le territoire sud-africain. A l’époque, Pretoria avait conclu à un accident lié à une erreur de pilotage, mais le nouveau pouvoir sud-africain a décidé de rouvrir le dossier après de multiples témoignages sur l’implication de la sécurité de l’apartheid. Après son départ du gouvernement mozambicain, Graça Machel est restée très active: elle est toujours membre du comité central du FRELIMO et siège au sein d’une commission permanente du Parlement. Très impliquée dans l’action sociale, elle soutient activement plusieurs organisations non-gouvernementales. Polyglotte née — elle parle partugais, allemand, français, espagnol et anglais — elle met ensuite ses compétences au service des Nations Unies. Très engagée dans la lutte pour l’interdiction des mines antipersonnel, elle a rédigé l’an dernier un rapport sur l’impact des conflits violents sur les enfants. De son union avec Samora Machel, Graça a gardé trois enfants. Nelson Mandela est leur parrain, ainsi que leurs quatre demi-frères et sœurs issus du premier mariage du président mozambicain. (AFP)
Graça Machel, la nouvelle épouse du président sud-africain Nelson Mandela et la veuve du président mozambicain Samora Machel, affiche un destin de première dame. Cette femme brillante et gaie, qui garde à 52 ans de rondeurs séduisantes, s’affichait depuis près de deux ans avec le chef de l’Etat sud-africain. De son propre aveu, sa relation avec Nelson Mandela n’a pas commencé par un coup de foudre, mais s’est tissée peu à peu, au fil des ans. «C’est un symbole, mais ce n’est pas un saint: il a ses faiblesses», confiait-elle récemment à un journal sud-africain. «Nous avons besoin de ces symboles, de ces mythes qui nous aident à avancer vers l’idéal». Intelligente et ambitieuse, elle fut une des rares femmes africaines à avoir pu étudier à l’époque coloniale et obtint un diplôme de langue à...
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