Le ministre kenyan des Affaires étrangères, Bonaya Godana, s’est déclaré persuadé mercredi à Nairobi qu’un règlement négocié prévoyant «un large désengagement des forces» des deux camps pourrait être conclu dans le conflit frontalier opposant l’Erythrée à l’Ethiopie. «Le gel actuel de la situation sur le terrain indique que les deux pays sont disposés à trouver une issue honorable» à leur conflit, a déclaré M. Godana dans une conférence de presse. M. Godana s’adressait aux correspondants étrangers au surlendemain d’un entretien à Nairobi entre le président kenyan Daniel arap Moï et le premier ministre éthiopien Meles Zenawi. Il a annoncé que le président érythréen Issaias Afeworki se rendrait à son tour à Nairobi la semaine prochaine. Le Kenya n’a pas de plan pour mettre fin à l’impasse entre Asmara et Addis-Abeba mais Nairobi présente l’avantage d’être totalement neutre dans le conflit, a relevé M. Godana. «Notre stratégie consiste à voir si nous pouvons arrondir les angles sur les points de désaccord» entre les deux parties, a-t-il dit. Si le conflit devait dégénérer, a mis en garde le ministre kenyan, «il y aurait des retombées colossales pour toute la région». L’Erythrée et l’Ethiopie, qui ont 1.000 kilomètres de frontière commune, se disputent des territoires situés au nord-ouest de l’Ethiopie. Des hostilités ont éclaté dans la région le 9 mai dernier mais aucun combat d’envergure n’a été signalé depuis le 11 juin. Le Conseil de Sécurité de l’ONU a demandé le 22 juin un retrait des forces érythréennes des zones situées autour de Badme (nord-ouest de l’Ethiopie) jusqu’aux positions d’avant le 6 mai. Toutes les médiations ont jusqu’à présent échoué sur l’épineuse question du retrait des troupes érythréennes. L’Ethiopie refuse toute négociation directe ou indirecte avec Asmara tant que cette condition ne sera pas remplie. Asmara de son côté refuse de retirer ses troupes des zones contestées tant qu’un marquage de sa frontière avec l’Ethiopie n’aura pas été opéré sous médiation internationale. M. Godana s’est dit convaincu que les dirigeants érythréens et éthiopiens n’avaient pas voulu d’hostilités ouvertes mais s’y étaient résolus pour des raisons de politique intérieure. (AFP)
Le ministre kenyan des Affaires étrangères, Bonaya Godana, s’est déclaré persuadé mercredi à Nairobi qu’un règlement négocié prévoyant «un large désengagement des forces» des deux camps pourrait être conclu dans le conflit frontalier opposant l’Erythrée à l’Ethiopie. «Le gel actuel de la situation sur le terrain indique que les deux pays sont disposés à trouver une issue honorable» à leur conflit, a déclaré M. Godana dans une conférence de presse. M. Godana s’adressait aux correspondants étrangers au surlendemain d’un entretien à Nairobi entre le président kenyan Daniel arap Moï et le premier ministre éthiopien Meles Zenawi. Il a annoncé que le président érythréen Issaias Afeworki se rendrait à son tour à Nairobi la semaine prochaine. Le Kenya n’a pas de plan pour mettre fin à l’impasse...
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