Israël devant le Comité des droits de l'homme de l'ONU
le 16 juillet 1998 à 00h00
Israël a défendu mercredi sa politique en matière de libertés et droits fondamentaux devant le Comité des droits de l’homme de l’ONU, qui examine si certaines pratiques controversées de l’Etat hébreu violent le droit international. Formé de dix-huit experts indépendants réunis jusqu’au 31 juillet à Genève pour sa 63e session, le comité discute jusqu’à jeudi de la situation en Israël. C’est la première fois que ce pays, qui a ratifié en 1991 le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, présente un rapport devant l’instance chargée de veiller à son application. Le chef de la délégation israélienne, le procureur général adjoint Joshua Shofman, a défendu les réalisations en matière de démocratie et de respect des libertés d’Israël en présentant un volumineux rapport de 286 pages adressé au Comité. Il a reconnu que des problèmes existaient, notamment en raison de la longue hostilité des Palestiniens et des Arabes à l’existence d’Israël. Il a souhaité que le dialogue avec le Comité de l’ONU serve à clarifier certains points et contribue à améliorer la situation des droits de l’homme. Il a souligné qu’Israël était une démocratie parlementaire accordant les mêmes droits à tous ses citoyens, dotée d’une presse libre, d’une société civile vivante et d’un système judiciaire indépendant qui permet le recours contre les décisions du gouvernement jugées abusives. «Nous sommes ici dans un esprit de dialogue ouvert», avait auparavant déclaré l’ambassadeur d’Israël auprès des organisations internationales à Genève Yosef Lamdan. Un débat juridique a commencé sur 36 questions posées par les experts. La présidente du comité, la magistrate française Christine Chanet, devait faire des remarques préliminaires jeudi avant les conclusions définitives du comité qui seront rendues publiques en fin de session. En marge des délibérations, plusieurs ONG, dont Amnesty International, Human Rights Watch, la Fédération internationale des droits de l’homme et des organisations israéliennes, ont demandé au comité de condamner Israël. Elles ont notamment dénoncé l’utilisation de la torture pour obtenir des informations de détenus palestiniens soupçonnés de préparer des attentats et le recours à la détention administrative, qui permet d’emprisonner des gens sans jugement pour une durée indéterminée. Selon les ONG, quelque 90 Palestiniens sont ainsi détenus de manière arbitraire. Elles critiquent en particulier ce qu’elles appellent la «prise d’otages» d’une vingtaine de Libanais destinés à être échangés contre des soldats israéliens disparus en mission. Les défenseurs des droits de l’homme accusent également Israël d’envoyer des agents assassiner des dirigeants extrémistes palestiniens. (AFP)
Israël a défendu mercredi sa politique en matière de libertés et droits fondamentaux devant le Comité des droits de l’homme de l’ONU, qui examine si certaines pratiques controversées de l’Etat hébreu violent le droit international. Formé de dix-huit experts indépendants réunis jusqu’au 31 juillet à Genève pour sa 63e session, le comité discute jusqu’à jeudi de la situation en Israël. C’est la première fois que ce pays, qui a ratifié en 1991 le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, présente un rapport devant l’instance chargée de veiller à son application. Le chef de la délégation israélienne, le procureur général adjoint Joshua Shofman, a défendu les réalisations en matière de démocratie et de respect des libertés d’Israël en présentant un volumineux rapport de 286...
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