L’association américaine des familles des victimes du vol 800 de TWA, dont l’explosion le 17 juillet 1996 non loin de New York a fait 230 morts, s’apprête à commémorer en privé ce drame toujours inexpliqué, a indiqué son vice-président, Frank Carven. «Cela sera un anniversaire privé, les autorités n’y participent pas cette année», a indiqué M. Carven, joint par téléphone dans la banlieue de Baltimore (nord-est) où il travaille. L’agence gestionnaire des infrastructures de transports de la région de New York (New York-New Jersey Port Authority) se contentera de transporter sur la place de Long Island, près de laquelle le Boeing 747 a explosé en vol il y a deux ans, un panneau de contreplaqué noir portant la liste des 230 victimes qui avaient quitté New York le 17 juillet au soir à destination de Paris, a indiqué M. Carven. Leurs proches pourront s’y recueillir vendredi après-midi mais la plage ne sera pas fermée au public comme ce fut le cas lors des cérémonies officielles organisées pour le premier anniversaire. A la différence de 1997, aucun représentant officiel de l’Etat et de la ville de New York, comme de la France et de l’Italie, ne doit participer à cette commémoration. Le Bureau (américain) pour la sécurité des transports (NTSB), qui coordonne l’enquête sur la catastrophe, devait se contenter d’ouvrir aux familles le souhaitant les portes du hangar de Calverton où le 747 a été plus ou moins reconstitué. En France, le vice-président de l’association des victimes du vol 800, Michel Breistroff, a assuré que les familles françaises des victimes, se disant «profondément choquées par l’exploitation de la douleur» par les autorités américaines, avaient décidé de boycotter cette commémoration. Selon M. Breistroff, les Français ont été «profondément choqués par le monument aux morts en carton-pâte qui a été érigé avec des drapeaux et des fleurs pour les caméras, lors du premier anniversaire de l’explosion (...), puis détruit 24 heures après», monument qui a en fait été conservé par la Port Authority. «Je ne savais pas qu’ils ne voulaient pas venir, je suis très surpris par cette information», a indiqué M. Carven, dont l’association compte 300 membres représentant environ 200 victimes. Il a indiqué que la commémoration de vendredi ne faisait l’objet d’aucune organisation précise et qu’il ignorait donc combien de participants étaient attendus. Vendredi, une messe du souvenir doit se dérouler à East Moriches (Long Island), et la messe dominicale ordinaire de Saint-John-the-Divine, à New York, rendra hommage aux disparus. Un monument à la mémoire des victimes y a été inauguré en juillet 1997. (AFP)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’association américaine des familles des victimes du vol 800 de TWA, dont l’explosion le 17 juillet 1996 non loin de New York a fait 230 morts, s’apprête à commémorer en privé ce drame toujours inexpliqué, a indiqué son vice-président, Frank Carven. «Cela sera un anniversaire privé, les autorités n’y participent pas cette année», a indiqué M. Carven, joint par téléphone dans la banlieue de Baltimore (nord-est) où il travaille. L’agence gestionnaire des infrastructures de transports de la région de New York (New York-New Jersey Port Authority) se contentera de transporter sur la place de Long Island, près de laquelle le Boeing 747 a explosé en vol il y a deux ans, un panneau de contreplaqué noir portant la liste des 230 victimes qui avaient quitté New York le 17 juillet au soir à destination de Paris, a...