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Actualités - Chronologie

1997, année la plus chaude depuis 600 ans

L’année 1997 a été dans le monde «la plus chaude depuis au moins 600 ans», un événement dû notamment au phénomène climatique El-Nino, a annoncé à Washington le vice-président américain Al Gore. «Ce siècle a été le plus chaud en 600 ans, 1997 a été l’année la plus chaude et nous avons enregistré des nouveaux records de température chaque mois depuis janvier», a souligné le vice-président en présentant un rapport de l’Administration des océans et de l’atmosphère (NOAA). «Les températures combinées des terres et des océans pour les 5 premiers mois ont dépassé de 0,25 degré Celsius les précédents records», souligne le rapport. Le dernier El Nino, note l’étude, a provoqué aux Etats-Unis des records de températures, mais également de précipitations, ainsi qu’une série de tornades qui ont déjà tué en 1998 122 personnes, soit autant que le record annuel de 1984. Ailleurs dans le monde, des sécheresses ou des précipitations anormales ont également été enregistrées. Ces records, selon les spécialistes, résulteraient en fait de la conjonction du réchauffement de la planète et d’El Nino. Les dix derniers phénomènes El Nino du XXe siècle, souligne le rapport, montrent que leur fréquence s’accélère et que les chaleurs qu’ils induisent sont de plus en plus élevées. Toutefois, notent les spécialistes, il est à l’heure actuelle impossible de dire si c’est le réchauffement de la planète qui multiplie et aggrave les phénomènes El Nino, ou le contraire. Dans les prochains mois, ont indiqué les spécialistes réunis autour du vice-président Gore, la situation reviendra à la normale, avec notamment des pluies dans les régions d’Amérique latine touchées par la sécheresse, comme le Mexique ou le nord-est du Brésil. Ils ont enfin prédit pour l’hiver prochain aux Etats-Unis des températures plus froides que d’habitude. El Nino faiblit Entre-temps, l’épisode 1997-1998 du phénomène climatique El Nino «donne des signes clairs de déclin», a indiqué l’Organisation météorologique mondiale (OMM) à Genève. Dans son édition de juin, «Info-Nino», un bulletin mensuel de cette agence spécialisée de l’ONU, indique que «tous les indices sont en diminution» précisant que «le phénomène est entré dans sa phase finale contrairement au dernier épisode qui avait persisté de mi-1990 à mi-1995». Il existe cependant selon les modèles informatiques «une incertitude considérable quant à la vitesse de son déclin». Un modèle prévoit ainsi un retour à la normale d’ici mi-1998 tandis qu’un autre prévoit que l’épisode se prolongera jusqu’à la fin de l’année. Les quatre conditions caractéristiques d’El Nino «persistent actuellement, mais deviennent moins dominantes». Il s’agit, rappelle l’OMM, d’un réchauffement local dans l’est du Pacifique, du passage de précipitations ouest-est sur le Pacifique, d’un affaiblissement des alizées et de fluctuations du niveau de la mer. La température de la zone «eau chaude» qui avait atteint un maximum de 32 degrés Celsius est descendue à 29 degrés à la fin avril. Le retour à des conditions normales, est-il précisé, a influé plus rapidement que prévu sur l’évolution du temps en Equateur. «L’anomalie des alizées a atteint son plus bas niveau depuis le début de l’épisode», selon le bulletin. Enfant terrible du couple atmosphère-océan, El Nino se manifeste par un réchauffement anormal des eaux de surface le long du Pérou consécutif au transfert des eaux chaudes du Pacifique, de l’ouest vers l’est. Anormalement, le Pérou et le Chili central subissent alors des pluies diluviennes et le phénomène provoque des sécheresses dans l’Afrique du Sud-Est, l’Australie, l’Inde, l’Indonésie, les Philippines et le Nord du Brésil. 37 pays d’Asie, d’Afrique et d’Amérique centrale ont déjà été confrontés à des difficultés d’approvisionnement alimentaire liées à El Nino. Cette anomalie survient tous les deux à sept ans de façon erratique. (AFP)
L’année 1997 a été dans le monde «la plus chaude depuis au moins 600 ans», un événement dû notamment au phénomène climatique El-Nino, a annoncé à Washington le vice-président américain Al Gore. «Ce siècle a été le plus chaud en 600 ans, 1997 a été l’année la plus chaude et nous avons enregistré des nouveaux records de température chaque mois depuis janvier», a souligné le vice-président en présentant un rapport de l’Administration des océans et de l’atmosphère (NOAA). «Les températures combinées des terres et des océans pour les 5 premiers mois ont dépassé de 0,25 degré Celsius les précédents records», souligne le rapport. Le dernier El Nino, note l’étude, a provoqué aux Etats-Unis des records de températures, mais également de précipitations, ainsi qu’une série de tornades qui ont...