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Actualités - Chronologie

Quand l'art contemporain investit la forêt

Douze artistes français et étrangers réalisent depuis le 1er juillet et jusqu’à mardi leurs œuvres dans les bois entourant le petit village de Lahaymeix, pour tenter d’établir une «communion» entre le monde rural et l’art contemporain. Les créations seront visibles toute l’année et resteront en place aussi longtemps que leur état de conservation le permet. Cette initiative entre dans le cadre de la 2e édition du «Vent des forêts», qui a accueilli l’année dernière plus de 25.000 visiteurs selon les organisateurs. Cette manifestation, dédiée à l’art en milieu rural, rassemble cette année des Français mais aussi des artistes venus d’Allemagne, de Lettonie, Lituanie, Estonie, Pologne, Suisse et de République tchèque. Essentiellement en bois et en pierre, les œuvres d’art sont disposées le long d’un sentier d’une quarantaine de kilomètre serpentant dans la profonde forêt meusienne qui, en 1997, avait déjà accueilli 21 œuvres. Hébergés gratuitement pendant deux semaines par les habitants des six villages participant à l’opération, les artistes doivent respecter la «charte» du sculpteur François Davin, organisateur de la manifestation, qui insiste sur la «première place donnée à la nature». «L’art se partage entre l’artiste, le lieu et la population. Il doit être partagé par la population. Il est important que cela ne soit pas parachuté d’en haut, d’un ministère», insiste M. Davin, précisant que les maires des villages sont majoritaires dans le comité de sélection des œuvres. Salopette bleue et pinceau à la main, Philippe Cusse recouvre méthodiquement de peinture rouge un immense arbre vieux de 120 ans, couché sur le sol après avoir été abattu par une tempête il y a quatre ans. «Je signale par le rouge le sang de la forêt. Mettre le rouge du sang sur le végétal, c’est le rendre plus humain», explique l’artiste, qui a une formation de sculpteur et de paysagiste. Un peu plus loin, Mireille Fulpius, chemise à carreaux et jean noir, s’active autour d’un arbre autour duquel elle a disposé des planches déployées en cercle. Tenant d’une main ferme une petite tronçonneuse, cette femme énergique, aux cheveux grisonnants, se félicite de travailler en pleine nature: «On voit les choses autrement. Le côté commercial de l’art me dérange de plus en plus. Ici, on part de la nature pour créer et cela repartira à la nature». «Cela relativise bien des choses, souligne cette ressortissante suisse. On est tout petit. Il faut être modeste». (AFP)
Douze artistes français et étrangers réalisent depuis le 1er juillet et jusqu’à mardi leurs œuvres dans les bois entourant le petit village de Lahaymeix, pour tenter d’établir une «communion» entre le monde rural et l’art contemporain. Les créations seront visibles toute l’année et resteront en place aussi longtemps que leur état de conservation le permet. Cette initiative entre dans le cadre de la 2e édition du «Vent des forêts», qui a accueilli l’année dernière plus de 25.000 visiteurs selon les organisateurs. Cette manifestation, dédiée à l’art en milieu rural, rassemble cette année des Français mais aussi des artistes venus d’Allemagne, de Lettonie, Lituanie, Estonie, Pologne, Suisse et de République tchèque. Essentiellement en bois et en pierre, les œuvres d’art sont disposées le long d’un...