Un tribunal de Tel-Aviv a décidé de recevoir une plainte d’une danseuse du ventre israélienne contre l’ambassadeur d’Egypte en Israël, Mohammed Bassiouny, en dépit de son immunité diplomatique. Les magistrats ont pris cette décision après avoir consulté le procureur de l’Etat d’Israël, M. Eliakim Rubinstein. La danseuse a réclamé des dommages et intérêts d’un montant de 290.000 dollars à M. Bassiouny et l’a accusé d’avoir tenté d’abuser d’elle. L’ambassadeur avait informé par lettre le ministère israélien des Affaires étrangères qu’il ne recevrait pas la plainte et s’était retranché derrière son immunité diplomatique. Les magistrats ont accédé à la demande de l’avocate de la plaignante, Me Nitzana Darshan-Leitner, et estimé que M. Bassiouny ne pouvait pas se prévaloir de ses privilèges diplomatiques pour échapper aux poursuites au civil. L’avocate a fait valoir que l’ambassadeur était couvert par l’immunité diplomatique dans des cas liés à son activité, mais n’est pas protégé pour des affaires n’ayant pas trait à sa profession, en vertu du droit international. Cette décision est sans précédent dans l’histoire de l’Etat hébreu, et M. Bassiouny serait poursuivi même en son absence s’il devait quitter son poste à Tel-Aviv. Dans sa plainte, déposée devant un tribunal de Tel-Aviv en décembre 1997, la danseuse accusait l’ambassadeur de l’avoir attirée en août 1997 dans l’appartement d’un médecin israélien et d’avoir tenté de la violer. La justice israélienne a fermé le dossier pénal, en octobre 1997, en faisant valoir une «insuffisance de preuves». M. Bassiouny, ambassadeur à Tel-Aviv depuis 1986, avait démenti les faits. Il avait accusé la danseuse de tentative de chantage mais sans porter plainte. Le ministère israélien des Affaires étrangères avait assuré l’ambassadeur de sa «confiance totale», pour limiter les effets négatifs de cette affaire dans les relations déjà très tendues entre Israël et l’Egypte. (AFP)
Un tribunal de Tel-Aviv a décidé de recevoir une plainte d’une danseuse du ventre israélienne contre l’ambassadeur d’Egypte en Israël, Mohammed Bassiouny, en dépit de son immunité diplomatique. Les magistrats ont pris cette décision après avoir consulté le procureur de l’Etat d’Israël, M. Eliakim Rubinstein. La danseuse a réclamé des dommages et intérêts d’un montant de 290.000 dollars à M. Bassiouny et l’a accusé d’avoir tenté d’abuser d’elle. L’ambassadeur avait informé par lettre le ministère israélien des Affaires étrangères qu’il ne recevrait pas la plainte et s’était retranché derrière son immunité diplomatique. Les magistrats ont accédé à la demande de l’avocate de la plaignante, Me Nitzana Darshan-Leitner, et estimé que M. Bassiouny ne pouvait pas se prévaloir de ses...
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