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Actualités - Chronologie

Manifestation à Jérusalem en faveur des juifs d'Ethiopie

Quelque 2.000 juifs éthiopiens ont manifesté devant la présidence du Conseil à Jérusalem pour exiger qu’Israël vienne en aide aux ultimes représentants de leur communauté encore en Ethiopie. Les manifestants ont protesté contre la fermeture récente d’un camp de transit à Addis-Abeba où végétaient depuis des années quelque 3.500 Falachmoras, entre-temps immigrés en Israël. «Demain, il sera trop tard, il faut agir», a scandé la foule contenue par 500 policiers chargés de maintenir l’ordre. Ces derniers ont fait usage de matraques lorsque certains des manifestants ont lancé des pierres. Selon la communauté juive éthiopienne en Israël, il y a encore quelque 6.000 Falachmoras, à 200 mètres de l’ambassade d’Israël à Addis-Abeba, et 2.000 autres dans la région du Gondar. «Des enfants, des femmes, des hommes, des vieillards, qui sont nos frères, meurent de faim. On les pourchasse, on les pille et on les tue, mais ici, en Israël, on ignore leur sort», a affirmé à des journalistes M. Addisu Massala, élu travailliste d’origine éthiopienne. Les Falachmoras sont des juifs éthiopiens convertis au christianisme au siècle dernier sous l’influence de missionnaires. Pour pouvoir s’installer en Israël, où vivent leurs parents, ils doivent se reconvertir au judaïsme. Les quelque 60.000 juifs noirs d’Ethiopie ont vécu séparés pendant des siècles des autres communautés juives de la diaspora. Le rabbinat israélien a tardivement reconnu leur judéité, et deux ponts aériens, en 1984 et 1991, ont permis leur immigration en Israël. Cette communauté essentiellement rurale a dû franchir un énorme fossé culturel et a connu une intégration difficile dans la société israélienne. Elle souffre notamment du chômage, de préjugés et de discriminations. (AFP)
Quelque 2.000 juifs éthiopiens ont manifesté devant la présidence du Conseil à Jérusalem pour exiger qu’Israël vienne en aide aux ultimes représentants de leur communauté encore en Ethiopie. Les manifestants ont protesté contre la fermeture récente d’un camp de transit à Addis-Abeba où végétaient depuis des années quelque 3.500 Falachmoras, entre-temps immigrés en Israël. «Demain, il sera trop tard, il faut agir», a scandé la foule contenue par 500 policiers chargés de maintenir l’ordre. Ces derniers ont fait usage de matraques lorsque certains des manifestants ont lancé des pierres. Selon la communauté juive éthiopienne en Israël, il y a encore quelque 6.000 Falachmoras, à 200 mètres de l’ambassade d’Israël à Addis-Abeba, et 2.000 autres dans la région du Gondar. «Des enfants, des femmes, des...