Les matches de qualification à la Coupe du monde de 2002 seront soumis au contrôle antidopage sous l’égide de la Fédération internationale de football (FIFA) qui maintiendra les tirs au but en phase finale pour départager les ex aequo ainsi que l’interdiction de l’usage des drogues douces. La commission médicale de la FIFA, présidée par le docteur Michel D’Hooghe (Belgique), a été suivie sur ces trois points pour le prochain Mondial au Japon et en Corée du Sud. En revanche, les exigences de la télévision resteront prioritaires dans la programmation et les horaires des matches en dépit des avis souvent défavorables des médecins. «Nous regrettons que les droits de la télévision soient plus forts que les arguments des médecins», a déploré le Dr D’Hooghe au cours d’une conférence de presse mardi à Paris en compagnie de deux de ses collègues de la sous-commission dopage de la FIFA, le Pr Lars Peterson (Suède) et Jiri Dvorak (République tchèque). Le président de la commission médicale de la FIFA exprimait ainsi son désaccord feutré sur le choix des horaires qui, en raison des impératifs de la télévision dus au décalage horaire, impose aux joueurs de disputer des rencontres aux pires moments de la journée par des températures à la limite du supportable. La plupart des matches en Corée du Sud et au Japon devraient être programmés en fin de matinée. Il a ainsi motivé l’attachement des médecins de la FIFA au maintien, comme lors du Mondial français, du système d’une prolongation limitée à trente minutes (éventuellement interrompue par un but «en or»), suivie en cas d’égalité persistante, d’une séance de tirs au but. «Il ne serait pas moralement et médicalement raisonnable d’envisager un autre système qui prolongerait encore le jeu, a-t-il expliqué, compte tenu des conditions climatiques dans lesquelles les matches ont souvent lieu. Nous augmenterions les risques de blessures et de déshydratation». Tacles sous surveillance Le Dr D’Hooghe s’est par ailleurs félicité de vivre «une Coupe du monde propre», sans aucun cas de dopage décelé sur les 240 contrôles effectués à l’issue des 60 premiers matches (deux joueurs tirés au sort pour chaque équipe après toutes les rencontres). «Contrairement à d’autres sports où l’athlète est isolé, le footballeur se retrouve dans une structure collective où la prévention fait son effet. Mais attention, la peur du gendarme y est aussi pour quelque chose. C’est pourquoi nous allons continuer à effectuer des contrôles», a-t-il dit. La FIFA maintiendra donc non seulement son système de contrôle en 2002 pour la phase finale mais l’étendra aux matches de qualification, non pas systématiquement, mais de manière inopinée.
Les matches de qualification à la Coupe du monde de 2002 seront soumis au contrôle antidopage sous l’égide de la Fédération internationale de football (FIFA) qui maintiendra les tirs au but en phase finale pour départager les ex aequo ainsi que l’interdiction de l’usage des drogues douces. La commission médicale de la FIFA, présidée par le docteur Michel D’Hooghe (Belgique), a été suivie sur ces trois points pour le prochain Mondial au Japon et en Corée du Sud. En revanche, les exigences de la télévision resteront prioritaires dans la programmation et les horaires des matches en dépit des avis souvent défavorables des médecins. «Nous regrettons que les droits de la télévision soient plus forts que les arguments des médecins», a déploré le Dr D’Hooghe au cours d’une conférence de presse mardi à Paris...
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