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Actualités - Conferences Et Seminaires

Conférence sur l'environnement et l'éducation populaire

L’introduction d’une formation aux problèmes de l’environnement dans l’éducation populaire a fait l’objet hier d’un séminaire patronné par M. Akram Chehayeb, ministre de l’Environnement, au siège du ministère à Antélias. Plusieurs coordinateurs de l’éducation populaire dans des associations civiles ainsi que des employés du ministère ont assisté à ce séminaire. Des sessions de travail ont eu lieu, au cours desquelles les participants se sont répartis en groupes afin de déterminer les problèmes écologiques essentiels dans les sociétés actuelles. Un dialogue autour de l’éducation populaire et de la formation écologique a été engagé en fin de journée. L’allocution de M. Chehayeb a été prononcée par M. Nabil Abou-Ghanem, attaché de presse du ministère. Il a insisté particulièrement sur le droit de tout être humain à vivre dans un environnement sain, sans oublier cependant que ce droit est loin d’être acquis dans les différentes parties du monde. «Tout homme a le droit de profiter de l’environnement sans pour autant empêcher la nature de renouveler ses ressources, nécessaires pour la vie sur terre», a-t-il dit. Et d’ajouter: «Les incendies ravagent les forêts du Liban de plus en plus chaque année, en raison d’actes de vandalisme ou encore de négligence. La couche d’ozone est dans un état lamentable. Les déchets dangereux sont toujours exportés vers les pays du tiers-monde. Quinze mille fûts de déchets industriels dangereux ont été importés au Liban. Nous en avons trouvé dix mille, et nous cherchons toujours le reste. Le danger des essais nucléaires nous menace en permanence». Enfin, M. Abou-Ghanem a fait le lien entre cette situation écologique catastrophique dans le monde et la pauvreté grandissante: «80% des ressources de la Terre sont exploités par 20% de ses habitants, soit les pays riches et développés, et 80% des ressources des pays pauvres sont exploités par 20% des habitants de ces pays. Il y a une corrélation claire entre la pauvreté et la décadence de l’environnement, la hausse du taux de l’une entraînant l’accélération de l’autre». Terminant sur un constat pessimiste, M. Abou-Ghanem a cité «le gaspillage, l’exploitation excessive, la pollution, et, au Liban, l’impuissance du département de l’environnement due au jeune âge du ministère et au conflit d’intérêts avec les autres directions, ainsi qu’au manque d’effectifs».
L’introduction d’une formation aux problèmes de l’environnement dans l’éducation populaire a fait l’objet hier d’un séminaire patronné par M. Akram Chehayeb, ministre de l’Environnement, au siège du ministère à Antélias. Plusieurs coordinateurs de l’éducation populaire dans des associations civiles ainsi que des employés du ministère ont assisté à ce séminaire. Des sessions de travail ont eu lieu, au cours desquelles les participants se sont répartis en groupes afin de déterminer les problèmes écologiques essentiels dans les sociétés actuelles. Un dialogue autour de l’éducation populaire et de la formation écologique a été engagé en fin de journée. L’allocution de M. Chehayeb a été prononcée par M. Nabil Abou-Ghanem, attaché de presse du ministère. Il a insisté particulièrement sur le...