Le maire réformateur de Téhéran Gholamhossein Karbastchi a reconnu hier avoir contribué au financement de la campagne électorale du président Mohammad Khatami l’an dernier, mais a rejeté catégoriquement tout caractère «illégal de cette aide». «Tout ce que j’ai fait était parfaitement légal, et les accusations auxquelles la justice se réfère ont été obtenues sous torture et par force», a lancé le maire lors de la cinquième audience de son procès pour corruption. La justice accuse M. Karbastchi d’avoir ordonné à un de ses adjoints Kamal Azimi-Nia de collecter des fonds pour financer la campagne de plusieurs candidats modérés lors des législatives de 1996, et celle de M. Khatami en mai 1997. «M. Azimi-Nia a été battu et fouetté en prison pendant 50 jours et n’était même plus capable de marcher, alors comment voulez- vous que ses dépositions soient fondées?», a ajouté le maire qui, à plusieurs reprises, s’est disputé avec le juge religieux du tribunal, l’hodjatoleslam Gholamhossein Mohseni Ejei. Ce procès, qui a débuté le 7 juin et dont les audiences continuent d’être retransmises intégralement par la radio et la télévision d’Etat, risque de durer des semaines. La prochaine audience a été fixée à jeudi prochain. Le maire a une nouvelle fois qualifié hier de «mensongères» les accusations de «malversations, escroqueries, recettes illégales, gestion mauvaise, despotique et dictatoriale», portées contre lui. M. Karbastchi a été relevé de ses fonctions pendant ce procès public, et reste en liberté sous contrôle judiciaire, selon des sources judiciaires. Selon l’acte d’accusation lu par le juge, M. Karbastchi aurait demandé à des entrepreneurs et constructeurs d’immeubles la somme de 2,6 milliards de rials (près d’un million de dollars au taux officiel) pour financer «la campagne de M. Khatami et celle des candidats modérés membres du mouvement Karghozaran» (technocrates réformateurs). L’un des avocats de M. Karbastchi, M. Bahman Kechavarz, a affirmé que «ce procès n’est pas comme les autres car il a un jury de 60 millions de membres», allusion à la population iranienne qui suit depuis un mois avec beaucoup d’intérêt ce procès. M. Karbastchi, 44 ans, l’un des principaux partisans du président réformateur Mohammad Khatami, a accusé une nouvelle fois la justice, dominée par les conservateurs, de lui faire un procès politique. (AFP)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le maire réformateur de Téhéran Gholamhossein Karbastchi a reconnu hier avoir contribué au financement de la campagne électorale du président Mohammad Khatami l’an dernier, mais a rejeté catégoriquement tout caractère «illégal de cette aide». «Tout ce que j’ai fait était parfaitement légal, et les accusations auxquelles la justice se réfère ont été obtenues sous torture et par force», a lancé le maire lors de la cinquième audience de son procès pour corruption. La justice accuse M. Karbastchi d’avoir ordonné à un de ses adjoints Kamal Azimi-Nia de collecter des fonds pour financer la campagne de plusieurs candidats modérés lors des législatives de 1996, et celle de M. Khatami en mai 1997. «M. Azimi-Nia a été battu et fouetté en prison pendant 50 jours et n’était même plus capable de marcher,...