Athènes reconnaît à Skobje le droit d'utiliser le nom de Macédoine
le 04 juillet 1998 à 00h00
Le ministre grec des Affaires étrangères, Théodore Pangalos, a reconnu à la Macédoine le droit d’utiliser ce nom «comme définition géographique», rompant avec la ligne officielle grecque, dans un entretien vendredi sur la radio athénienne «Flash». M. Pangalos a estimé que l’appellation définitive de la Macédoine «peut inclure le terme de Macédoine, comme définition géographique». Les Macédoniens «sont des Slaves qui disent: nous ne sommes pas des Bulgares ni des Serbes, car nous vivons dans une partie de la Macédoine (géographique), donc nous sommes Macédoniens. Eh bien, d’accord», a lancé le ministre. Officiellement, la Grèce refuse à l’Etat voisin, depuis son indépendance de la Yougoslavie en 1991, le droit d’inclure dans son nom le terme de Macédoine. Dans l’attente d’un règlement final, Athènes a obtenu qu’il soit reconnu à l’ONU sous l’appellation provisoire de FYROM (ex-République yougoslave de Macédoine). Invoquant dans cette querelle une sorte de copyright historique sur le terme de Macédoine, et le risque de visées territoriales sur la région grecque de Macédoine, au nord du pays, la Grèce a toutefois mis le dossier de côté en 1995, quand elle a conclu avec Skopje un accord de normalisation des relations. Mais elle a forcé l’Etat limitrophe à changer de drapeau, remplaçant le soleil de Vergina, symbole de l’empire d’Alexandre le Grand par un autre emblème moins hellénistique. M. Pangalos avait déjà à plusieurs reprises pris ses distances sur cette question avec les thèses officielles. (AFP)
Le ministre grec des Affaires étrangères, Théodore Pangalos, a reconnu à la Macédoine le droit d’utiliser ce nom «comme définition géographique», rompant avec la ligne officielle grecque, dans un entretien vendredi sur la radio athénienne «Flash». M. Pangalos a estimé que l’appellation définitive de la Macédoine «peut inclure le terme de Macédoine, comme définition géographique». Les Macédoniens «sont des Slaves qui disent: nous ne sommes pas des Bulgares ni des Serbes, car nous vivons dans une partie de la Macédoine (géographique), donc nous sommes Macédoniens. Eh bien, d’accord», a lancé le ministre. Officiellement, la Grèce refuse à l’Etat voisin, depuis son indépendance de la Yougoslavie en 1991, le droit d’inclure dans son nom le terme de Macédoine. Dans l’attente d’un règlement final,...
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