L’émissaire américain Richard Holbrooke a entamé vendredi une nouvelle mission auprès de Slobodan Milosevic pour tenter d’obtenir un cessez-le-feu et des négociations sur l’autonomie du Kosovo, alors que les forces serbes ont repris le contrôle d’un village encerclé depuis un mois par les indépendantistes albanais. Le président américain Bill Clinton a pressé toutes les parties prenantes à la crise du Kosovo de déposer les armes et discuter, déclarant qu’il soutenait les efforts de l’OTAN pour mettre fin aux combats dans la province. Il a qualifié la situation au Kosovo de «sérieuse» et a affirmé que le régime de Belgrade était «le responsable principal» de l’impasse actuelle, mais que «d’autres» forces étaient réticentes à négocier, allusion apparente à l’Armée de libération du Kosovo (UCK) qui combat les forces serbes pour obtenir l’indépendance de cette province peuplée à 90% d’Albanais. «Je pense toujours (...) que la seule manière dont cette crise sera résolue consiste pour toutes les parties à se rencontrer pour discuter», a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse à Hong Kong. Le président Milosevic s’est déclaré jeudi pour une reprise «immédiate» du dialogue avec les responsables kosovars, y compris sur «l’auto-administration et l’autonomie au sein de la Serbie», mais a exclu toute négociation avec l’UCK, souhaitée par Washington. Selon le porte-parole du département d’Etat, James Rubin, M. Holbrooke fera pression pour que M. Milosevic retire les forces serbes du Kosovo et engage des négociations. «Il s’agit de faire comprendre au président Milosevic qu’il conduit son pays sur le chemin du désastre», a-t-il déclaré. Arrivé en fin d’après-midi à Belgrade, M. Holbrooke devait rencontrer dans la soirée M. Milosevic avec qui il avait déjà eu de longues discussions la semaine dernière. Le vice-ministre russe des Affaires étrangères Nikolaï Afanassievski doit lui aussi se rendre à Belgrade samedi dans le cadre des efforts de Moscou pour un règlement de la crise. Vendredi matin, les forces serbes ont repris le contrôle de Kijevo, à 40 km à l’ouest de Pristina, où une centaine de familles, serbes essentiellement, étaient coupées du monde depuis plusieurs semaines, a annoncé l’agence yougoslave Tanjug. L’opération a donné lieu à quelques accrochages avec des combattants de l’UCK «qui n’ont pas opposé de véritable résistance», selon une source proche de la police. Le «président» kosovar Ibrahim Rugova a déclaré que les «attaques» contre Kijevo «rendent la situation encore plus grave et dangereuse». «Nous exigeons qu’il soit mis fin à ces attaques et nous appelons à une protection internationale pour le peuple du Kosovo», a-t-il dit. M. Rugova a estimé qu’il lui revenait de «représenter» l’UCK, qui échappe à tout contrôle politique. (AFP)
L’émissaire américain Richard Holbrooke a entamé vendredi une nouvelle mission auprès de Slobodan Milosevic pour tenter d’obtenir un cessez-le-feu et des négociations sur l’autonomie du Kosovo, alors que les forces serbes ont repris le contrôle d’un village encerclé depuis un mois par les indépendantistes albanais. Le président américain Bill Clinton a pressé toutes les parties prenantes à la crise du Kosovo de déposer les armes et discuter, déclarant qu’il soutenait les efforts de l’OTAN pour mettre fin aux combats dans la province. Il a qualifié la situation au Kosovo de «sérieuse» et a affirmé que le régime de Belgrade était «le responsable principal» de l’impasse actuelle, mais que «d’autres» forces étaient réticentes à négocier, allusion apparente à l’Armée de libération du Kosovo...
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