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Actualités - Chronologie

Ronaldo entre anxiété et confiance

Les chiffres claquent: 42 sélections, 28 buts dont trois en quatre matches du Mondial-98. Derrière cette sécheresse arithmétique, Ronaldo cache cependant une anxiété inhabituelle au sein d’une sélection brésilienne en quête d’un deuxième doublé mondial. Fidèle à l’image que ses hommes d’affaires ont façonnée, l’attaquant de l’Inter de Milan jure «que tout va bien». Et pourtant, ce jeune homme de 21 ans, privé d’une partie de son insouciance par la faute d’un talent fou, est en proie au doute. Ce tournoi final devait être son royaume. Or, le premier tour s’est transformé en supplice, avant un début de rédemption en huitièmes de finale, samedi face au Chili, contre lequel Ronaldo a marqué deux buts, tiré sur le poteau et sur la barre. Pour tout autre joueur, la performance aurait été jugée exceptionnelle. Pas pour l’attaquant de la «Seleçao». Depuis le début de ce Mondial, il n’a pas pu exprimer pleinement ses magnifiques qualités techniques. Pour la première fois, son crédit a été entamé, même si le solde reste positif. Les critiques l’ont blessé. Prototype du joueur dont on attend toujours plus, Ronaldo n’arrive tout simplement pas à peser sur une rencontre. Pour le moment… «Ronaldinho est mieux. Il devrait s’améliorer», indique Mario Zagallo, le sélectionneur «auriverde», son meilleur avocat. Redevenir compétiteur Après son match transparent contre la Norvège (défaite 2-1) à Marseille, le sélectionneur a rencontré «Ronaldinho» afin de tenter de comprendre pourquoi celui-ci bafouillait son jeu. Il a entendu les doléances de son joueur: «Rivaldo ne me donne pas de bons ballons», ou encore «Je reviens trop en arrière». Contre le Chili, le tir a été rectifié. Une confirmation est attendue face au Danemark, en quarts de finale, vendredi à Nantes. «Je ne suis pas là pour être le meilleur buteur de la Coupe du monde. Je suis là pour offrir un cinquième Mondial au Brésil», ne cesse-t-il de répéter. Peut-être. En privé toutefois, ses objectifs initiaux étaient ciblés: remporter le tournoi et devenir le meilleur buteur de la compétition pour laisser dans l’histoire une trace indélébile. Mais tout n’est pas perdu et Ronaldo peut faire valoir des circonstances atténuantes. Orphelin de Romario, il doit composer avec Bebeto, qui n’est pas en phase avec son jeu. Dans cette anxiété qui le ronge, il y a aussi cette tendance à vouloir réaliser l’action qui marquera la compétition. Ses discours lénifiants, à la fin de chaque entraînement, n’entament en rien son désir de marquer la compétition, «qui est loin d’être finie», insiste-t-il. Ronaldo sait. Il sait que l’heure de vérité a sonné. Avec les deux derniers matches à élimination directe, il a l’occasion de se détacher de cette image de «joueur marketing» qu’il traîne pour redevenir le compétiteur-né qu’il n’a jamais cessé d’être. C’est ainsi qu’il marquera l’histoire du football. C’est ainsi que l’anxiété fera place à la confiance. (AFP)
Les chiffres claquent: 42 sélections, 28 buts dont trois en quatre matches du Mondial-98. Derrière cette sécheresse arithmétique, Ronaldo cache cependant une anxiété inhabituelle au sein d’une sélection brésilienne en quête d’un deuxième doublé mondial. Fidèle à l’image que ses hommes d’affaires ont façonnée, l’attaquant de l’Inter de Milan jure «que tout va bien». Et pourtant, ce jeune homme de 21 ans, privé d’une partie de son insouciance par la faute d’un talent fou, est en proie au doute. Ce tournoi final devait être son royaume. Or, le premier tour s’est transformé en supplice, avant un début de rédemption en huitièmes de finale, samedi face au Chili, contre lequel Ronaldo a marqué deux buts, tiré sur le poteau et sur la barre. Pour tout autre joueur, la performance aurait été jugée...