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Actualités - Chronologie

L'administration française féminine

La féminisation des noms de métiers commence à entrer dans les mœurs en France avec la décision du ministère de l’Education nationale d’appeler désormais au féminin les noms de métiers exercés par des femmes relevant de son autorité. Ainsi, toute femme employée dans ce ministère, le plus important par le budget et par le nombre en France, sera appelée une inspectrice, une doyenne, une maîtresse de conférence, une professeur agrégée, une chef de service. L’Education nationale est ainsi la première administration à appliquer concrètement une directive récente du premier ministre Lionel Jospin prescrivant la féminisation des titres. La féminisation des noms de métiers, de grades ou de fonctions se heurte à des fortes oppositions notamment de la part de l’Académie française qui décide de ce qui est conforme à la langue. En janvier, cette institution, fondée en 1635, avait lancé une adresse solennelle au président de la république, au sujet de l’appellation «Madame la ministre», estimant que la fonction des ministres ne leur conférait pas «la capacité de modifier (…) la grammaire française et les usages de la langue». Cette interpellation avait suscité un tollé chez les associations féminines, qui l’avaient jugée rétrograde, et plusieurs femmes ministres avaient répliqué qu’elles tenaient à la féminisation de leur fonction. Pour l’Académie, cette réforme peut entraîner des contresens et va «à l’encontre de la cause» que les intéressées croient défendre, à savoir le principe de l’égalité femmes-hommes dans les fonctions publiques en introduisant le principe du «genre marqué». «Est-ce cette ségrégation que les femmes ministres veulent établir dans le gouvernement?», avait affirmé l’Académie. (AFP)
La féminisation des noms de métiers commence à entrer dans les mœurs en France avec la décision du ministère de l’Education nationale d’appeler désormais au féminin les noms de métiers exercés par des femmes relevant de son autorité. Ainsi, toute femme employée dans ce ministère, le plus important par le budget et par le nombre en France, sera appelée une inspectrice, une doyenne, une maîtresse de conférence, une professeur agrégée, une chef de service. L’Education nationale est ainsi la première administration à appliquer concrètement une directive récente du premier ministre Lionel Jospin prescrivant la féminisation des titres. La féminisation des noms de métiers, de grades ou de fonctions se heurte à des fortes oppositions notamment de la part de l’Académie française qui décide de ce qui est...