La Somalie fait face à une recrudescence des violences, alors que de nouveaux protagonistes, miliciens des cours islamiques, ont fait leur apparition dans le conflit. Lourdement armés, ceux qui se présentent comme des «soldats de la paix» patrouillent dans les rues de quelques villes somaliennes à bord de véhicules 4X4 surmontés de mitrailleuses. Plusieurs seigneurs de la guerre ont décidé d’appliquer la «charia» et institué des tribunaux islamiques dans le but de lutter contre la criminalité. Mais ces cours islamiques deviennent de plus en plus puissantes et leurs miliciens sont intervenus mardi en plein cœur de la ville de Beletwein (centre) pour y faire cesser les combats qui avaient fait 18 morts en 4 jours. Face aux agissements des seigneurs de la guerre, la communauté internationale commence à perdre patience et est en train d’abandonner son approche «par le haut» car aucun accord de paix n’est respecté, a prévenu le chef du bureau politique des Nations Unies pour la Somalie, David Stephen. La Somalie, sans gouvernement depuis sept ans, pourrait bientôt devenir un refuge pour les «criminels» et les «terroristes», a prévenu M. Stephen au cours d’une conférence de presse au siège de l’organisation internationale à New York. «Nous sommes allés jusqu’au bout des possibilités de négociation», a ajouté David Stephen, faisant état du «banditisme, de l’anarchie et parfois de la folie» qui règnent dans un pays «ni en guerre ni en paix». Les Nations Unies tentent désormais de travailler «avec des représentants de la société civile» et étudient de nouvelles méthodes pour récompenser les régions paisibles, a précisé le représentant de l’ONU. Les seigneurs de la guerre règnent sur la Somalie depuis la chute du dictateur Mohamed Siad Barré en 1991, et près de douze initiatives de paix menées par la communauté internationale ont échoué depuis. Sur la scène régionale, l’Ethiopie et l’Egypte multiplient chacune les tentatives de réconciliation, mais leurs efforts concurrents n’ont jusqu’à présent abouti qu’à l’exacerbation des tensions entre chefs de guerre, remarquent les observateurs. Un accord de «Réconciliation nationale» signé au Caire en décembre dernier par les différentes factions somaliennes et qui prévoyait une conférence nationale pour établir un gouvernement intérimaire a été abandonné après la reprise des combats dans la ville de Baïdoa (sud). (AFP)
La Somalie fait face à une recrudescence des violences, alors que de nouveaux protagonistes, miliciens des cours islamiques, ont fait leur apparition dans le conflit. Lourdement armés, ceux qui se présentent comme des «soldats de la paix» patrouillent dans les rues de quelques villes somaliennes à bord de véhicules 4X4 surmontés de mitrailleuses. Plusieurs seigneurs de la guerre ont décidé d’appliquer la «charia» et institué des tribunaux islamiques dans le but de lutter contre la criminalité. Mais ces cours islamiques deviennent de plus en plus puissantes et leurs miliciens sont intervenus mardi en plein cœur de la ville de Beletwein (centre) pour y faire cesser les combats qui avaient fait 18 morts en 4 jours. Face aux agissements des seigneurs de la guerre, la communauté internationale commence à perdre patience et...
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