La FIFA a reconnu mercredi que des erreurs d’arbitrage avaient peut-être faussé le résultat des matches Chili-Cameroun et Brésil-Norvège au Mondial, mais elle persiste dans son refus d’un recours à l’image pour assister les arbitres. Lors de son point de presse quotidien, Keith Cooper, porte-parole de la Fédération internationale de football, a été assailli de questions sur l’arbitrage des deux matches décisifs de mardi. Il a souligné que la FIFA était satisfaite de la «grande qualité» des décisions prises par les arbitres à la Coupe du monde, et que la précédente polémique sur l’arbitrage concernait les sanctions imposées après les coups de sifflet des hommes en noir. «Paradoxalement ce n’était pas le cas hier», a-t-il dit. «Cette fois il n’était pas question de cartons jaunes ou rouges mais de deux des décisions prises. «On peut dire après les 40 matches que nous avons vus jusqu’ici que la qualité des décisions prises reste remarquablement élevée et que deux mauvaises décisions, sur tous ces matches, constituent un taux d’erreur très très faible. «Il est malheureux que ces erreurs, si tant est qu’il s’agisse d’erreurs, ce n’est pas à moi de dire si erreur il y avait, aient eu les conséquences qu’elles ont eues». La première, lors du match du groupe B opposant le Chili au Cameroun, a privé les Lions indomptables de huitièmes de finale, et la deuxième, à la fin du match Norvège-Brésil, a permis aux Norvégiens de gagner 2-1 et de se qualifier pour le prochain tour aux dépens du Maroc. L’arbitre hongrois de Chili-Cameroun, Laszlo Vagner, a refusé en deuxième mi-temps un but de François Omam Biyik pour des raisons peu évidentes. La rencontre s’est achevée sur le score nul 1-1 qui qualifie le Chili pour les huitièmes de finale en tant que deuxième du groupe, derrière l’Italie. Son collègue américain Esfandiar Baharmast a quelques heures plus tard accordé à la Norvège un penalty à la 89e minute en estimant que le défenseur brésilien Junior Baiano avait tiré le maillot de Tore Andre Flo, appréciation démentie par les ralentis de la télévision. Un match nul aurait été synonyme de qualification pour les Marocains, vainqueurs 3-0 de l’Ecosse et qui terminent finalement troisièmes du groupe A derrière le Brésil et la Norvège. Bien que la FIFA ait déjà eu recours à des enregistrements vidéo pour décider de sanctions disciplinaires, Keith Cooper a réaffirmé qu’il n’était pas question de faire appel à ces moyens sur le terrain. «La FIFA reste convaincue que tant qu’on n’aura pas inventé un ralenti qui établit de manière infaillible ce qui se passe dans un match, il est inutile d’y penser», a-t-il dit. La Fédération a pourtant déjà eu recours à des enregistrements vidéo dans le passé. A la World Cup 1994 aux Etats-Unis, le défenseur italien Mauro Tassotti a écopé d’une suspension de huit matches pour avoir cassé le nez d’un adversaire. L’arbitre n’avait pas vu l’incident mais la FIFA a prononcé la sanction sur la base d’images filmées. «La Commission disciplinaire a décidé, après avoir vu et revu les images de l’incident, qu’il y avait eu une agression caractérisée qui méritait une telle sanction», avait alors expliqué la fédération. Il y a huit ans, lorsque l’arbitrage laissait à désirer au Mondiale italien, Sepp Blatter, alors secrétaire général de la FIFA, avait affirmé que le corps arbitral serait professionnalisé d’ici la Coupe du monde 1998. Ce n’est pas encore le cas, mais la qualité de l’arbitrage s’est grandement améliorée depuis. Blatter, élu à la présidence de la FIFA il y a deux semaines, a fait savoir qu’il ne ferait pas de déclaration publique sur les décisions de mardi. (Reuters)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La FIFA a reconnu mercredi que des erreurs d’arbitrage avaient peut-être faussé le résultat des matches Chili-Cameroun et Brésil-Norvège au Mondial, mais elle persiste dans son refus d’un recours à l’image pour assister les arbitres. Lors de son point de presse quotidien, Keith Cooper, porte-parole de la Fédération internationale de football, a été assailli de questions sur l’arbitrage des deux matches décisifs de mardi. Il a souligné que la FIFA était satisfaite de la «grande qualité» des décisions prises par les arbitres à la Coupe du monde, et que la précédente polémique sur l’arbitrage concernait les sanctions imposées après les coups de sifflet des hommes en noir. «Paradoxalement ce n’était pas le cas hier», a-t-il dit. «Cette fois il n’était pas question de cartons jaunes ou rouges mais de...