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Actualités - Chronologie

Le président grec demain à Chypre

Le président grec Costis Stéphanopoulos entame jeudi une visite officielle de quatre jours à Nicosie, la première d’un chef d’Etat grec à Chypre depuis l’indépendance de l’île en 1960. Cette visite, qui doit «illustrer la profondeur des liens» entre les deux Etats, intervient sur fond de tension avec la Turquie, dont le président, Suleyman Demirel est lui aussi attendu — dimanche — à Chypre mais dans la partie nord contrôlée par l’armée turque depuis 1974. Toutefois, responsables chypriotes et diplomates grecs insistent pour dissocier la visite «historique» de la tension créée la semaine dernière par l’arrivée dans l’île de quatre avions de combats grecs suivie, 48 heures plus tard, par celle de six appareils militaires turcs. «Cette première visite d’un président grec revêt une grande importance politique et nous permettra d’exprimer notre gratitude au peuple grec pour son soutien à la cause de Chypre», a déclaré le chef de la diplomatie chypriote Yannakis Cassoulidis. «Elle n’a aucun lien avec les récents événements car elle était prévue de longue date», a-t-il d’assuré, en soulignant son «refus de la politique du tac au tac et de compétition menée par la Turquie dont le président est déjà venu plusieurs fois dans la partie occupée». Un diplomate à l’ambassade de Grèce à Nicosie a relevé que le voyage présidentiel confirmait «le symbole de la présence de la Grèce à Chypre et son intérêt pour une solution du problème chypriote, placée en tête des priorités de la politique étrangère» d’Athènes. M. Stéphanopoulos, accompagné du chef de la diplomatie Théodore Pangalos et de son adjoint Yannos Kranidiotis, rencontrera les plus hautes personnalités politiques et religieuses mais ne tiendra aucune séance de travail puisqu’il n’exerce pas de fonctions exécutives. La Grèce est officiellement — avec la Turquie et la Grande-Bretagne — garante de l’indépendance de la République de Chypre, qui ne contrôle que 63% de l’île, alors qu’une «République Turque de Chypre du Nord» (RTCN), proclamée en 1983, n’est reconnue que par Ankara. Un coup d’Etat fomenté en 1974 contre le président chypriote Mgr Makarios par la junte militaire grecque avait provoqué l’invasion turque du nord de Chypre. Depuis cette opération qui a longtemps pesé sur les relations entre Nicosie et Athènes, les Chypriotes-grecs, jadis partisans de l’union avec la Grèce (Enosis), ont déchanté. En 1993, Nicosie et Athènes ont pourtant conclu un pacte de défense commune par lequel la Grèce a inclus le sud de l’île dans son espace de défense aérienne et réaffirmé qu’une attaque contre les Chypriotes-grecs constituerait à ses yeux un casus belli. Une base militaire aérienne, sur laquelle se sont récemment posés, et pour la première fois, les avions de combat grecs, a été aménagée à Paphos (sud-ouest). Des missiles sol-air S-300 de fabrication russe doivent être déployés au plus tard en novembre. Refusant toute modification du statu quo militaire à Chypre, Ankara menace de détruire ces missiles que Nicosie, Athènes et Moscou considèrent comme «défensifs» face à la présence de 35.000 soldats turcs fortement équipés dans le nord de l’île. Pour éviter l’escalade et sortir de l’impasse, le président chypriote Glafcos Cléridès avait réaffirmé vendredi sa disposition à renoncer à l’importation de nouvelles armes si son projet de démilitarisation de l’île est retenu, dans une lettre au secrétaire général de l’ONU Kofi Annan. (AFP)
Le président grec Costis Stéphanopoulos entame jeudi une visite officielle de quatre jours à Nicosie, la première d’un chef d’Etat grec à Chypre depuis l’indépendance de l’île en 1960. Cette visite, qui doit «illustrer la profondeur des liens» entre les deux Etats, intervient sur fond de tension avec la Turquie, dont le président, Suleyman Demirel est lui aussi attendu — dimanche — à Chypre mais dans la partie nord contrôlée par l’armée turque depuis 1974. Toutefois, responsables chypriotes et diplomates grecs insistent pour dissocier la visite «historique» de la tension créée la semaine dernière par l’arrivée dans l’île de quatre avions de combats grecs suivie, 48 heures plus tard, par celle de six appareils militaires turcs. «Cette première visite d’un président grec revêt une grande...