Vingt ans pour la reconstitution de la couche d'ozone
le 24 juin 1998 à 00h00
Il faudra peut-être attendre encore vingt ans pour détecter l’amorce d’une reconstitution de la couche d’ozone, a estimé hier à Genève l’Organisation météorologique mondiale (OMM), une agence spécialisée des NationsUnies. Le réseau de stations mis en place par l’OMM à l’échelle du globe a permis de détecter un ralentissement de la progression de brome et une diminution de chlore dans les destructeurs d’ozone présents dans la troposphère, la partie inférieure de l’atmosphère. Les scientifiques estiment généralement que la couche d’ozone pourrait s’être reconstituée d’ici le milieu du prochain siècle. La concentration de substances nocives pour l’ozone dans la stratosphère devrait atteindre un maximum vers l’an 2000, «Mais en raison de la variabilité naturelle de l’ozone et de l’atmosphère, il faudra attendre vingt ans pour déceler des signes incontestables d’une reconstitution de la couche d’ozone», selon l’agence. Selon son partenaire, le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), les progrès constatés par une évaluation scientifique de la couche d’ozone en 1998 résultent des restrictions d’émissions de produits nocifs imposées par le Protocole de Montréal, «même s’il faut se garder de tout triomphalisme». Ce protocole, premier accord de protection de l’environnement à l’échelle mondiale est entré en vigueur le 1er janvier 1989. Il prévoit une réduction de moitié en dix ans de la consommation de substances dangereuses pour la couche d’ozone, avec une période de grâce de dix ans pour les pays en développement. Plus de 160 pays l’ont ratifié. Selon Klaus Toepfer, directeur exécutif du PNUE, «les pays en développement qui n’engageront ce processus d’élimination qu’à partir de l’an prochain peuvent contribuer à activer les choses». Présente dans la stratosphère entre 12 et 27 km d’altitude, la couche d’ozone protège la surface du globe du rayonnement ultraviolet extrêmement nocif émis par le soleil. Les observations sur l’état de la couche d’ozone pour 1998 indiquent que: - la concentration cumulée des substances nocives pour l’ozone dans la troposphère diminue lentement après avoir atteint un maximum en 1994. - la concentration de brome continue d’augmenter. - aux latitudes polaires de l’hémisphère Nord, la concentration d’ozone a diminué de plus de 25% par rapport aux années soixante, durant six des neuf dernières saisons hivernales. - dans l’Antarctique, le trou d’ozone a continué de se former durant le printemps austral, la concentration d’ozone diminuant de moitié en septembre et octobre. - Ce n’est qu’aux latitudes moyennes, dans les deux hémisphères, que l’appauvrissement de la couche s’est atténué par rapport à la précédente évaluation faite en 1994. (AFP)
Il faudra peut-être attendre encore vingt ans pour détecter l’amorce d’une reconstitution de la couche d’ozone, a estimé hier à Genève l’Organisation météorologique mondiale (OMM), une agence spécialisée des NationsUnies. Le réseau de stations mis en place par l’OMM à l’échelle du globe a permis de détecter un ralentissement de la progression de brome et une diminution de chlore dans les destructeurs d’ozone présents dans la troposphère, la partie inférieure de l’atmosphère. Les scientifiques estiment généralement que la couche d’ozone pourrait s’être reconstituée d’ici le milieu du prochain siècle. La concentration de substances nocives pour l’ozone dans la stratosphère devrait atteindre un maximum vers l’an 2000, «Mais en raison de la variabilité naturelle de l’ozone et de...
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