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Actualités - Chronologie

Guerre aux Capos

Le candidat conservateur à la présidence colombienne, Andres Pastrana, a pris une revanche éclatante après sa courte défaite contre Ernesto Samper lors du scrutin de 1994. Au lendemain de sa défaite devant Ernesto Samper, Andres Pastrana avait aussitôt accusé celui-ci d’avoir bénéficié de l’aide financière du cartel de la cocaïne de Cali. Cela avait déclenché peu après le plus grave et long scandale de «narco-corruption» de l’histoire de la Colombie et placé 12 proches collaborateurs du chef de l’Etat — lui-même innocenté au bout de deux ans — derrière les barreaux. Agé de 44 ans, fils de l’ancien président conservateur Misael Pastrana (1970-74), Andres Pastrana s’est exercé, après un doctorat en droit, au journalisme de télévision. Sa carrière politique a réellement démarré il y a dix ans, lors de son élection à la tête de la mairie de Bogota, considérée comme la deuxième charge du pays. Le Parti conservateur d’opposition lui a renouvelé sa confiance lors de sa convention nationale du 20 février dernier le chargeant de mettre fin à douze ans de pouvoir libéral. Comme pour son dernier adversaire en lice, la priorité de son programme électoral est de mettre fin à quarante ans de violence aveugle en Colombie qui fait plus de 32.000 morts par an. Cette violence, il la connaît: le 16 mars 1988, il avait été séquestré pendant une semaine par les sbires du sanguinaire baron de la drogue Pablo Escobar. Impeccablement vêtu de complets sombres, les cheveux courts soigneusement coupés, la moustache taillée au dixième de millimètre, et arborant un sourire d’acteur, M. Pastrana a affirmé qu’il était prêt à parler avec les leaders guérilleros «dans le propre palais présidentiel s’il le faut», et «dès la semaine prochaine» si possible. Durcissant le ton, il a aussi affirmé qu’il s’en prendra à tous les «capos» de la drogue et qu’il punira «tous les gros poissons» mêlés à la corruption. Il a aussi promis une normalisation des relations internationales de la Colombie, une baisse des impôts et la création de nouveaux emplois. (AFP)
Le candidat conservateur à la présidence colombienne, Andres Pastrana, a pris une revanche éclatante après sa courte défaite contre Ernesto Samper lors du scrutin de 1994. Au lendemain de sa défaite devant Ernesto Samper, Andres Pastrana avait aussitôt accusé celui-ci d’avoir bénéficié de l’aide financière du cartel de la cocaïne de Cali. Cela avait déclenché peu après le plus grave et long scandale de «narco-corruption» de l’histoire de la Colombie et placé 12 proches collaborateurs du chef de l’Etat — lui-même innocenté au bout de deux ans — derrière les barreaux. Agé de 44 ans, fils de l’ancien président conservateur Misael Pastrana (1970-74), Andres Pastrana s’est exercé, après un doctorat en droit, au journalisme de télévision. Sa carrière politique a réellement démarré il y a dix ans,...