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Actualités - Chronologie

Baudelaire à 530.000 dollars

Un précieux exemplaire des premières épreuves complètes de l’édition originale des «Fleurs du mal», du poète français Charles Baudelaire, a été préempté mercredi à Paris à 3,2 millions de francs (530.000 dollars) par la Bibliothèque nationale de France. Ce document exceptionnel, daté de 1857, est l’exemplaire de l’éditeur et ami de Baudelaire (1821-1867), Auguste Poulet-Malassis. Il contient de très importantes corrections et variantes autographes de l’auteur. L’estimation de cet exemplaire, vendu par l’étude Laurin, Guilloux, Buffetaud, tournait autour de trois millions de francs. La Bibliothèque de France a fait valoir son droit de préemption en rachetant les «Fleurs du mal» à 3,2 millions de francs, au prix de la plus forte enchère. Les corrections de Baudelaire prouvent la grande importance qu’il attachait à la perfection de son texte. Les changements de termes, de vers, les corrections typographiques et la ponctuation sont relevés avec une redoutable minutie, mais parfois aussi avec irritation et sarcasmes. Poulet-Malassis, qu’en raison de son patronyme Baudelaire surnommait en privé «Coco mal perché», s’en insurge. On lit au verso l’une des deux épreuves du titre: «On trouvera dans ma bibliothèque un exemplaire d’épreuves des «Fleurs du mal» qui fera connaître le désir de perfection et les scrupules de l’auteur et donnera une bonne idée de la patience de l’imprimeur». Et, de la même main: «Je crois de plus en plus, mon cher Baudelaire, que vous vous f... de moi, ce que je n’ai mérité en aucune façon». (AFP)
Un précieux exemplaire des premières épreuves complètes de l’édition originale des «Fleurs du mal», du poète français Charles Baudelaire, a été préempté mercredi à Paris à 3,2 millions de francs (530.000 dollars) par la Bibliothèque nationale de France. Ce document exceptionnel, daté de 1857, est l’exemplaire de l’éditeur et ami de Baudelaire (1821-1867), Auguste Poulet-Malassis. Il contient de très importantes corrections et variantes autographes de l’auteur. L’estimation de cet exemplaire, vendu par l’étude Laurin, Guilloux, Buffetaud, tournait autour de trois millions de francs. La Bibliothèque de France a fait valoir son droit de préemption en rachetant les «Fleurs du mal» à 3,2 millions de francs, au prix de la plus forte enchère. Les corrections de Baudelaire prouvent la grande importance...