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Actualités - Chronologie

Bagdad insiste pour une levée de l'embargo

L’Irak est revenu à la charge hier: «L’heure est venue de lever les sanctions économiques», a déclaré Tarek Aziz, vice-premier ministre, à l’issue d’une rencontre avec l’émissaire russe Viktor Possouvaliouk avec lequel il venait d’évoquer les relations entre son pays et la commission spéciale de l’ONU sur le désarmement (UNSCOM), en particulier la mission que vient d’effectuer à Bagdad le chef de celle-ci Richard Butler. M. Possouvaliouk, vice-ministre des Affaires étrangères, avait eu auparavant un entretien avec le chef de la diplomatie irakienne Mohammad Saïd Sahhaf. Au terme d’une mission de cinq jours à Bagdad, le chef de l’UNSCOM a conclu dimanche un accord avec l’Irak sur un calendrier de travail de deux mois pour accélérer le processus de désarmement irakien. Avant son départ lundi de Bagdad, M. Butler s’était déclaré confiant en une possible levée à partir d’octobre de l’embargo pétrolier imposé par l’ONU depuis l’invasion irakienne du Koweït, en août 1990. Mardi, M. Aziz a qualifié la mission de M. Butler de «percée». Une équipe d’experts de l’ONU vient d’achever une mission à la recherche d’ogives de missiles supposées avoir été détruites par Bagdad mais dont l’ONU n’a toujours pas trouvé trace. «L’équipe a terminé sa mission qui consistait à vérifier les ogives de missiles et doit quitter Bagdad jeudi», a indiqué un porte-parole de l’ONU. «Dès son retour à New York, l’équipe doit remettre un rapport sur sa mission en Irak au chef de l’UNSCOM», a-t-il ajouté. Les recherches ont eu lieu sur le site de Nibaï, à une trentaine de kilomètres au nord de Bagdad. Le travail des 27 experts, entamé le 18 mai, consistait à déterrer les parties d’ogives de missiles que Bagdad affirme avoir détruites après la guerre du Golfe en 1991. La nette amélioration, observée ces derniers temps dans les rapports avec l’organisation internationale, s’accompagne d’un réchauffement des liens, hier encore tendus, avec l’Iran et aussi avec le reste du monde arabe, en particulier l’Egypte. C’est ainsi que mercredi, une délégation iranienne a entamé des discussions sur le dossier des prisonniers de guerre, un des principaux obstacles à la normalisation entre les deux pays. La mission de huit membres est dirigée par le général Abdollah Nadjafi. Avec Le Caire, Bagdad a signé hier un accord de coopération économique à l’occasion de la visite du ministre du Commerce Ahmed Goweili. Outre les échanges commerciaux, l’accord porte sur la coopération dans les domaines industriel, agricole, de la santé, des télécommunications et de la construction. Mardi, M. Aziz avait inauguré une foire égyptienne dans la capitale irakienne à laquelle participe quelque 113 sociétés.
L’Irak est revenu à la charge hier: «L’heure est venue de lever les sanctions économiques», a déclaré Tarek Aziz, vice-premier ministre, à l’issue d’une rencontre avec l’émissaire russe Viktor Possouvaliouk avec lequel il venait d’évoquer les relations entre son pays et la commission spéciale de l’ONU sur le désarmement (UNSCOM), en particulier la mission que vient d’effectuer à Bagdad le chef de celle-ci Richard Butler. M. Possouvaliouk, vice-ministre des Affaires étrangères, avait eu auparavant un entretien avec le chef de la diplomatie irakienne Mohammad Saïd Sahhaf. Au terme d’une mission de cinq jours à Bagdad, le chef de l’UNSCOM a conclu dimanche un accord avec l’Irak sur un calendrier de travail de deux mois pour accélérer le processus de désarmement irakien. Avant son départ lundi de...