L’harmonie du sommet européen de Cardiff risque d’être ternie par une polémique sur les relations entre l’UE et la Turquie. Le premier ministre britannique Tony Blair a clôturé la première journée du sommet par un appel à établir une «relation plus constructive» avec Ankara qui a été applaudi par tous les Etats membres de l’Union européenne, sauf la Grèce. Paris et Londres font campagne depuis plusieurs semaines pour que le sommet «répare» le camouflet infligé par les dirigeants européens en décembre dernier à la Turquie. Les Quinze avaient alors engagé un «processus d’adhésion» avec 10 pays de l’Est plus Chypre, refusant d’intégrer la Turquie dans le nombre essentiellement en raison des violations des droits de l’homme reprochées à Ankara. La Grèce, ennemie héréditaire de la Turquie, l’Allemagne et une majorité d’Etats membres de l’UE avaient estimé que l’on ne pouvait aller plus loin tant que les autorités turques n’auraient pas respecté une série de conditions, notamment le recours à l’arbitrage international pour leurs litiges en mer Egée. Les Quinze avaient toutefois offert à la Turquie d’intégrer une «conférence européenne» pour préparer l’adhésion. Ankara avait rejeté ce lot de consolation et gelé ses relations avec l’UE, annonçant en guise de représailles une accélération de son intégration avec la «République turque de Chypre du Nord» occupée par ses troupes depuis 1974. Tony Blair a demandé à ses homologues si, sans changer le «mécanisme» de Luxembourg, il ne serait pas possible d’en modifier «le langage», a-t-on appris de source française. «Forcing» Il souhaite donner une meilleure perspective d’adhésion à la Turquie, sans toutefois la déclarer officiellement candidate. Le premier ministre grec Costas Simitis a rétorqué qu’il n’en était pas question. «L’Union européenne a estimé à Luxembourg que la Turquie n’était pas candidate», a-t-il dit. Plusieurs dirigeants européens, Jacques Chirac en tête, ont alors pris la parole pour soutenir Tony Blair. Le premier ministre britannique a fait référence aux «obligations financières» de l’UE, allusion aux 375 millions d’écus d’aide financière à la Turquie bloqués par la Grèce depuis des années. (Reuters)
L’harmonie du sommet européen de Cardiff risque d’être ternie par une polémique sur les relations entre l’UE et la Turquie. Le premier ministre britannique Tony Blair a clôturé la première journée du sommet par un appel à établir une «relation plus constructive» avec Ankara qui a été applaudi par tous les Etats membres de l’Union européenne, sauf la Grèce. Paris et Londres font campagne depuis plusieurs semaines pour que le sommet «répare» le camouflet infligé par les dirigeants européens en décembre dernier à la Turquie. Les Quinze avaient alors engagé un «processus d’adhésion» avec 10 pays de l’Est plus Chypre, refusant d’intégrer la Turquie dans le nombre essentiellement en raison des violations des droits de l’homme reprochées à Ankara. La Grèce, ennemie héréditaire de la Turquie,...
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