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Actualités - Chronologie

Une loi va obliger les banques israéliennes à dévoiler les comptes déshérence

Le Parlement israélien a commencé hier l’examen d’une proposition de loi pour contraindre les banques à publier la liste de leurs comptes en déshérence, dont une partie appartient à des victimes des nazis, a indiqué un député. «La Knesset va fixer des règles du jeu claires pour que les banques rendent publique la liste des quelque 10.000 comptes, qui doivent être restitués à leurs légitimes propriétaires ou à leurs héritiers», a déclaré le président de la sous-commission parlementaire chargé du contrôle des banques, M. Yona Yaav. Selon lui, certaines banques ont jusqu’à présent traîné les pieds, malgré l’engagement pris en début d’année de communiquer ces listes aux autorités. La Banque Hapoalim, plus grand établissement financier israélien, s’est ainsi bornée à donner une simple estimation générale portant sur deux millions de dollars sans fournir la moindre liste nominative des propriétaires. La Léumi, deuxième banque du pays a, en revanche, fait preuve de plus de bonne volonté en publiant une liste de comptes totalisant 18 millions de dollars. «La nouvelle loi va obliger les banques à effectuer des recherches systématiques dans leurs archives», a déclaré M. Yaav. Israël, à la suite de la Suisse, a commencé à se préoccuper l’an dernier de retrouver d’éventuels héritiers des propriétaires de biens en déshérence, notamment des juifs originaires de pays occupés par les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale qui ont trouvé la mort dans les camps d’extermination. Jusqu’à présent, 450 personnes ont engagé une procédure en vue de récupérer leurs biens. Le professeur Yossi Katz de l’université de Bar-Ilan à Tel-Aviv, qui avait soulevé cette affaire à la suite du scandale autour des comptes juifs en Suisse, a dénoncé «le recours au secret bancaire» utilisé jusqu’à présent par les établissements financiers. Pour le professeur Katz, «la loi actuelle concernant l’obligation pour les banques de transmettre leurs informations sur les comptes dormants n’est ni claire, ni efficace». (AFP-Reuters)
Le Parlement israélien a commencé hier l’examen d’une proposition de loi pour contraindre les banques à publier la liste de leurs comptes en déshérence, dont une partie appartient à des victimes des nazis, a indiqué un député. «La Knesset va fixer des règles du jeu claires pour que les banques rendent publique la liste des quelque 10.000 comptes, qui doivent être restitués à leurs légitimes propriétaires ou à leurs héritiers», a déclaré le président de la sous-commission parlementaire chargé du contrôle des banques, M. Yona Yaav. Selon lui, certaines banques ont jusqu’à présent traîné les pieds, malgré l’engagement pris en début d’année de communiquer ces listes aux autorités. La Banque Hapoalim, plus grand établissement financier israélien, s’est ainsi bornée à donner une simple...