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Actualités - Chronologie

Nouvelles violences en Algérie

Au moins cinquante-huit personnes — dix militaires, un «patriote» (civil armé par les autorités), cinq civils et quarante-deux islamistes armés — ont été tuées au cours des derniers jours en Algérie, selon les derniers bilans rapportés hier par la presse privée d’Alger. Ces derniers décomptes, non confirmés officiellement, portent à près de 200 le nombre de personnes tuées en moins de quinze jours. Cette nouvelle recrudescence des violences intervient alors que l’armée mène depuis plusieurs semaines de vastes opérations dans les régions de Tissemsilt, Tiaret, Relizane (sud-ouest), Tlemcen (extrême-ouest) et en Kabylie, à l’est d’Alger. La semaine dernière, dix militaires et un «patriote» ont été tués dans une embuscade à une cinquantaine de kilomètres au nord-ouest de la ville de Tissemsilt, a rapporté hier le journal «el-Watan». Plusieurs bombes dissimulées sous la terre ont explosé au passage d’une patrouille. A la suite de l’attaque, les forces de sécurité ont lancé une vaste opération de recherches. Quarante-deux islamistes armés ont été tués selon «el-Watan». Plusieurs autres journaux indiquaient mardi que ce bilan était celui de plusieurs semaines de ratissages dans cette région. Un autre quotidien, «l’Authentique» (pro-gouvernemental) a affirmé qu’une des «katibat» (phalange) du Groupe islamique armé (GIA) avait été anéantie. Quatre hommes, gardiens d’un château d’eau, ont été égorgés dimanche par un groupe armé à Bou-Saada (400 km au sud d’Alger), a rapporté de son côté le quotidien «Liberté». Les quatre hommes ont été tués dans le quartier Maiter, à la sortie nord de la ville, précise «Liberté» selon lequel «après une relative accalmie, Bou-Saada replonge dans le terrorisme». Dans la nuit de dimanche à lundi, huit personnes avaient été égorgées par un groupe armé qui a dressé un faux barrage routier dans la région de Mascara (ouest), selon les services de sécurité. «El-Watan» donnait hier un bilan de 9 morts. De son côté, «el-Acil» rapporte qu’un habitant de la cité Sorecal, dans la banlieue est d’Alger, a été assassiné lundi par un groupe armé. Jeudi, 13 voyageurs avaient été tués et 31 blessés, dont 12 grièvement dans un attentat à la bombe contre le train Alger-Oran (ouest) dans la région voisine d’Aïn Defla, selon un bilan officiel. Les quotidiens «Liberté» et «el—Watan», citant d’«autres sources», ont fait état de 17 morts. Les violences sont attribuées au GIA, dont plusieurs commandos ont été décimés au début du mois à Alger alors qu’ils tentaient de relancer une campagne d’attentats dans la capitale. En revanche, l’Armée islamique du salut (AIS), la branche armée du Front islamique du salut (FIS-dissous) et plusieurs autres petits groupes armés autonomes continuent d’observer une trêve unilatérale. Les violences ont fait quelque 26.000 morts (civils et membres des forces de sécurité) entre 1992 et fin 97, selon les autorités. Le département d’Etat américain et d’autres sources occidentales chiffrent le nombre global des victimes à plus de 70.000 morts. (AFP, Reuters)
Au moins cinquante-huit personnes — dix militaires, un «patriote» (civil armé par les autorités), cinq civils et quarante-deux islamistes armés — ont été tuées au cours des derniers jours en Algérie, selon les derniers bilans rapportés hier par la presse privée d’Alger. Ces derniers décomptes, non confirmés officiellement, portent à près de 200 le nombre de personnes tuées en moins de quinze jours. Cette nouvelle recrudescence des violences intervient alors que l’armée mène depuis plusieurs semaines de vastes opérations dans les régions de Tissemsilt, Tiaret, Relizane (sud-ouest), Tlemcen (extrême-ouest) et en Kabylie, à l’est d’Alger. La semaine dernière, dix militaires et un «patriote» ont été tués dans une embuscade à une cinquantaine de kilomètres au nord-ouest de la ville de Tissemsilt, a...