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Actualités - Chronologie

L'Ecosse joue son va-tout face à la Norvège

Le beau jeu qui a ravi les amoureux du ballon rond depuis le début du Mondial 1998 cédera probablement la place à un affrontement digne de la Cup mardi à l’occasion du match Ecosse-Norvège à Bordeaux. Le sélectionneur écossais Craig Brown sait qu’une victoire est indispensable pour espérer atteindre le deuxième tour, un cap que les Ecossais n’ont jamais atteint lors de leurs sept précédentes participations en Coupe du monde. «Ce match peut nous faire entrer dans l’histoire en nous aidant à nous qualifier, d’où son importance — et pour la Norvège, c’est la même chose», dit-il en parlant d’«une finale de coupe» à la britannique. Battus 2-1 par le Brésil dans le match d’ouverture du groupe A, les Ecossais sont dans l’obligation de marquer des points s’ils veulent rester en course pour les huitièmes de finale. La Norvège compte de son côté un petit point après avoir été accrochée 2-2 par le Maroc. Craig Brown, dont les joueurs ont fait preuve d’une inattendue possession de balle face au Brésil, annonce un jeu offensif face aux Norvégiens. Un but d’entrée serait idéal pour prendre le commandement du match, ajoute-t-il. Le sélectionneur norvégien Egil Olsen a de son côté fait savoir que son équipe s’en tiendrait à sa stratégie de longues passes en avant, pourtant critiquée au pays. «Notre style de jeu sera le même, d’une certaine manière nous serons l’équipe la plus prévisible», dit-il. «Je comprends qu’il y ait eu des critiques ça et là, mais nous devons faire ce que l’on fait de mieux», renchérit l’avant norvégien Ole Gunnar Solskjaer. «Cela dit, nous devrons varier notre jeu plus que nous ne l’avons fait contre le Maroc». Berg et Mykland titularisés Solskjaer, attaquant de Manchester United, est l’un des 19 joueurs des deux équipes à évoluer dans le championnat anglais — une autre raison qui laisse prévoir un match au style très british. Les deux formations sont pratiquement au complet, seul le défenseur norvégien Vegard Heggem manque à l’appel pour cause de blessure. Craig Brown pourrait être tenté de remplacer le défenseur Christian Dailly par Tosh McKinlay, latéral du Celtic qui a rarement été titularisé par les champions d’Ecosse cette saison. Egil Olsen hésite encore à procéder à des changements. Si c’est le cas, Dan Eggen — qui avait marqué contre le Maroc — pourrait payer le prix des lacunes affichées par la défense nordique mercredi dernier à Montpellier. Henning Berg et Erik Mykland tiendront en revanche leur place en dépit des remous suscités par leur virée nocturne de samedi, lorsqu’ils sont sortis en night-club jusqu’à 4h00 du matin. Olsen leur a cependant fait savoir qu’ils seraient renvoyés de la sélection s’ils récidivaient. Craig Brown sait qu’une victoire des siens enchanterait les milliers de supporters écossais qui affluent à Bordeaux. Mais, fidèle à son habitude, il préfère garder un profil bas. «Nous ne sommes pas favoris. De tout le groupe, nous sommes l’équipe la moins bien classée par la FIFA», dit-il. (Reuters)
Le beau jeu qui a ravi les amoureux du ballon rond depuis le début du Mondial 1998 cédera probablement la place à un affrontement digne de la Cup mardi à l’occasion du match Ecosse-Norvège à Bordeaux. Le sélectionneur écossais Craig Brown sait qu’une victoire est indispensable pour espérer atteindre le deuxième tour, un cap que les Ecossais n’ont jamais atteint lors de leurs sept précédentes participations en Coupe du monde. «Ce match peut nous faire entrer dans l’histoire en nous aidant à nous qualifier, d’où son importance — et pour la Norvège, c’est la même chose», dit-il en parlant d’«une finale de coupe» à la britannique. Battus 2-1 par le Brésil dans le match d’ouverture du groupe A, les Ecossais sont dans l’obligation de marquer des points s’ils veulent rester en course pour les...