Michael Jordan a encore frappé, offrant aux Chicago Bulls, ainsi qu’à lui-même, un sixième titre NBA, dimanche à Salt Lake City, une performance que le présumé meilleur joueur de basket de tous les temps pourrait ne pas rééditer s’il devait, comme tout le laisse prévoir, mettre un terme à sa carrière. Menacé d’être contraint à l’aventure toujours aléatoire d’un 7e match, Jordan a répondu à sa manière, tenant à bout de bras une équipe des Bulls diminuée par une blessure de son compère Scottie Pippen, jouant les utilités, inscrivant 45 points et marquant les deux derniers paniers de la partie pour permettre à Chicago de coiffer Utah sur le fil, 87 à 86. Ce petit point valait à Chicago de battre Utah en finale du championnat NBA sur le même score qu’en 1997, par 4 victoires à 2. «De tous les championnats que j’ai gagnés, celui-ci a été le plus difficile», devait déclarer immédiatement Michael Jordan, désigné pour la sixième fois meilleur joueur (MVP) de la finale. «Si bon qu’il en est effrayant» «Je crois que c’est la meilleure performance que j’ai vu accomplir dans une partie et une situation décisives. Cela a été en tout point formidable», devait ajouter l’entraîneur des Bulls, Phil Jackson. «C’est un gagneur, a-t-il souligné. Il l’a prouvé tant et tant de fois. Combien de fois devra-t-il nous montrer qu’il est un véritable héros vivant?». «Ne nous voilons pas la face, nous espérions tous en Michael (Jordan)», a reconnu de son côté Steve Kerr, un des remplaçants des Bulls. «Ce type est si bon que cela en est effrayant». En à peine plus de trente secondes, Jordan, à lui tout seul, a réduit à néant les espoirs d’Utah de revenir à trois victoires partout avec la possibilité de décrocher mercredi le premier titre NBA de son histoire. Une percée au centre, avec 37 secondes à jouer. Jordan déposait la balle dans le panier et les Bulls revenaient à un point 86-85. Une poignée de secondes plus tard, il dépossédait Karl Malone du ballon, se jouait du défenseur des jazz Bryon Russel et inscrivait les deux points vainqueurs d’un tir en suspension. Il restait 5,2 secondes à la pendule. Le match était joué. «C’était une situation de vie ou de mort», a souligné Jordan, qui a ensuite expliqué qu’il attendrait cet été pour prendre une décision sur son avenir. Athlète le mieux payé de la planète, avec un contrat record de 33,14 millions de dollars pour cette année, Jordan a prouvé dimanche qu’il était encore à 35 ans au sommet de son art et pouvait espérer conduire les Bulls vers d’autres titres. Une statue à Chicago Mais le scénario le plus vraisemblable à l’heure actuelle est celui du départ de Phil Jackson et de Scottie Pippen, tous les deux en fin de contrat, vers d’autres cieux. Une situation, a expliqué depuis longtemps Jordan, qui le conduirait à mettre fin à sa carrière, même si, a-t-il affirmé dimanche soir, il aimerait bien pouvoir tenter l’aventure d’un septième titre. «Michael a probablement encore cinq années de carrière devant lui avant que l’on assiste à son déclin», a estimé Pippen, qui lui aussi a remis sa décision sur la prochaine saison à plus tard. «Il a une telle connaissance du jeu. Actuellement, il est à son sommet». L’affaire se décidera pendant l’été et dépend de la volonté de la direction des Bulls de maintenir en vie une équipe qui domine le basket américain depuis 8 ans. Mais pour l’instant, le seul endroit où l’on peut être certain de revoir Michael Jordan un ballon de basket en mains se trouve devant le United Center, le stade des Bulls à Chicago, où a été hérigée une statue le représentant et portant l’inscription: «Le meilleur qui ait jamais été. Le meilleur qui sera jamais». (AFP)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Michael Jordan a encore frappé, offrant aux Chicago Bulls, ainsi qu’à lui-même, un sixième titre NBA, dimanche à Salt Lake City, une performance que le présumé meilleur joueur de basket de tous les temps pourrait ne pas rééditer s’il devait, comme tout le laisse prévoir, mettre un terme à sa carrière. Menacé d’être contraint à l’aventure toujours aléatoire d’un 7e match, Jordan a répondu à sa manière, tenant à bout de bras une équipe des Bulls diminuée par une blessure de son compère Scottie Pippen, jouant les utilités, inscrivant 45 points et marquant les deux derniers paniers de la partie pour permettre à Chicago de coiffer Utah sur le fil, 87 à 86. Ce petit point valait à Chicago de battre Utah en finale du championnat NBA sur le même score qu’en 1997, par 4 victoires à 2. «De tous les...