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Actualités - Chronologie

Le TPI et le TPR, modèles potentiels

Les dirigeants européens ont entamé hier un sommet de réflexion sur l’avenir de la construction européenne après le lancement de l’euro et avant un élargissement à haut risque vers l’Est. Réunis à l’Hôtel de ville de la capitale du pays de Galles à l’invitation de Tony Blair, qui met ainsi un terme à la présidence britannique de l’Union européenne, les Quinze n’ont aucune décision à prendre. L’organisation du sommet risque d’ailleurs d’être quelque peu perturbée par l’entrée en lice de l’Angleterre et de l’Allemagne au Mondial de football, Helmut Kohl et Tony Blair, deux supporters acharnés de leur équipe nationale, ayant émis le souhait de jeter un œil sur les images des rencontres. «Je suis conscient du fait que c’est d’un intérêt beaucoup plus important que beaucoup des dossiers du sommet de Cardiff», a dit lundi à la BBC le premier ministre britannique. Mais les véritables décisions — et les éventuelles remontrances aux pays qui en font trop peu — ne seront prises qu’à Vienne, lors du sommet européen de décembre. Ils attaqueront le «plat de résistance» — l’avenir de la construction européenne — lors de leur déjeuner. «Il s’agit (...) de démontrer par les faits qu’un nouvel élargissement ne s’effectuera pas au détriment de l’approfondissement de l’intégration», a déclaré à l’ouverture des travaux le président du Parlement européen, José Mario Gil-Robles. «Il est toutefois nécessaire de substituer au moteur actuel un moteur plus solide et plus puissant». Agacement L’encre du traité d’Amsterdam est à peine sèche qu’une partie des Etats membres de l’UE estime en effet qu’il faut achever le travail, notamment sur la réforme du fonctionnement des institutions pour les adapter à l’Europe élargie. Même le Royaume-Uni, pourtant peu suspect d’avoir des visées fédéralistes, se dit prêt à convoquer une nouvelle conférence intergouvernementale sur cet unique dossier. Jacques Chirac et Helmut Kohl y sont quant à eux allés d’une lettre commune, renouant avec une habitude du passé. Mais si Paris et Bonn demandent des progrès dans de nombreux secteurs, notamment en matière de politique étrangère et de coopération entre polices et justices, ils ont dérangé beaucoup de monde en axant leur propos sur la «subsidiarité». L’insistance sur ce principe, qui veut que les décisions soient prises à l’échelon le plus local, ainsi que des piques contre la «tendance de certaines institutions européennes à s’éloigner des citoyens», s’expliquent par l’agacement franco-allemand devant l’application rigide par la Commission et la Cour de justice de l’UE des règles communautaires. Les petits pays et la Commission craignent que l’on veuille rogner les ailes de la Commission, affaiblissant ainsi une «méthode communautaire» qui a fait ses preuves depuis 40 ans. Les Quinze s’attaqueront au financement futur et aux réformes des politiques avant l’élargissement. Même si l’impasse actuelle interdit aux Quinze de prendre des décisions, Cardiff devrait voir quatre pays Allemagne, Autriche, Suède et Pays-Bas — exiger une réduction de leur contribution au budget commun, un dossier explosif. (Reuters)
Les dirigeants européens ont entamé hier un sommet de réflexion sur l’avenir de la construction européenne après le lancement de l’euro et avant un élargissement à haut risque vers l’Est. Réunis à l’Hôtel de ville de la capitale du pays de Galles à l’invitation de Tony Blair, qui met ainsi un terme à la présidence britannique de l’Union européenne, les Quinze n’ont aucune décision à prendre. L’organisation du sommet risque d’ailleurs d’être quelque peu perturbée par l’entrée en lice de l’Angleterre et de l’Allemagne au Mondial de football, Helmut Kohl et Tony Blair, deux supporters acharnés de leur équipe nationale, ayant émis le souhait de jeter un œil sur les images des rencontres. «Je suis conscient du fait que c’est d’un intérêt beaucoup plus important que beaucoup des dossiers...