Le guide du Hamas refuse une participation au gouvernement palestinien
le 16 juin 1998 à 00h00
Le guide spirituel du Mouvement de la résistance islamique (Hamas), cheikh Ahmed Yassine, a rejeté hier toute participation de sa formation au prochain gouvernement palestinien que le président Yasser Arafat s’apprête à former. Dans une interview à la radio militaire israélienne, cheikh Yassine a souligné du Soudan, où il achevait une tournée au Moyen-Orient, qu’il était «impensable que le Hamas intègre un pouvoir exécutif, qui applique les accords d’Oslo que nous avons rejetés dans le passé et qui nous ont amenés à ne pas participer aux élections» du Conseil législatif palestinien. Le comité exécutif de l’OLP a décidé jeudi de remanier le gouvernement autonome, suite aux appels de parlementaires du Conseil législatif, qui accusent certains ministres de corruption et réclament leur départ depuis des mois. «Je n’ai pas fait partie et je ne ferai pas partie de l’Autorité palestinienne, je ne fais partie que du peuple palestinien», a ajouté le guide spirituel du Hamas. Le fondateur du Hamas n’a pas précisé la date de son retour à Gaza. Mais selon des responsables de son organisation, il pourrait rentrer dans ses foyers à partir de vendredi avec le feu vert des autorités israéliennes. Cheikh Yassine a par ailleurs souligné qu’il fallait «respecter l’unité du peuple palestinien pour éviter de tomber dans le complot israélo-américain. Notre seul ennemi c’est Israël», a-t-il ajouté. Interrogé sur son attitude à l’égard d’éventuels attentats anti-israéliens, cheikh Yassine a affirmé qu’il n’était pas «responsable de ce que faisait la branche armée du Hamas, mais je continuerai pour ma part à m’opposer à l’occupation jusqu’à ce qu’Israël nous restitue toutes nos terres». Outre le Hamas, les principaux groupes de l’opposition palestinienne ont affiché leur refus de rejoindre le nouveau gouvernement autonome. Des porte-parole des Fronts populaire et démocratique de Libération de la Palestine (FPLP et FDLP) ainsi que du Jihad islamique ont indiqué que leurs formations n’entreraient pas dans le nouveau cabinet en raison de leur rejet des accords d’autonomie. Le Hamas, le FPLP et le FDLP — mais pas le Jihad islamique — ont cependant souligné qu’ils participeraient aux consultations menées par M. Arafat, notamment pour réclamer la libération de leurs militants détenus dans les prisons de l’Autorité. C’est la seconde fois que le gouvernement palestinien doit être remanié depuis le début de l’autonomie en 1994, un premier changement, limité, de l’attribution des portefeuilles ayant eu lieu après les élections générales dans les territoires début 1996. (AFP, Reuters)
Le guide spirituel du Mouvement de la résistance islamique (Hamas), cheikh Ahmed Yassine, a rejeté hier toute participation de sa formation au prochain gouvernement palestinien que le président Yasser Arafat s’apprête à former. Dans une interview à la radio militaire israélienne, cheikh Yassine a souligné du Soudan, où il achevait une tournée au Moyen-Orient, qu’il était «impensable que le Hamas intègre un pouvoir exécutif, qui applique les accords d’Oslo que nous avons rejetés dans le passé et qui nous ont amenés à ne pas participer aux élections» du Conseil législatif palestinien. Le comité exécutif de l’OLP a décidé jeudi de remanier le gouvernement autonome, suite aux appels de parlementaires du Conseil législatif, qui accusent certains ministres de corruption et réclament leur départ depuis des...
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