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Actualités - Reportage

De l'utilité des dromadaires dans les échanges culturels

Robert Desnos aurait écrit une jolie «chantefable» sur ces dromadaires suffisamment bien intégrés en France pour confondre, paraît-il, la neige du Lot avec le sable de leur Sahara d’origine. Ils ne trouvent pas le froid trop incommode: la pluie seule serait pour eux la plaie de leur pays d’adoption. Leur aventure, peu banale, commence du côté de Grenoble et se poursuit à Nuzejouls, petit village voisin de Cahors. C’est dans l’Isère qu’Ousmane Ahmed, un Touareg immigré, repère il y a quelques années un dromadaire qui a pris du service dans un centre de formation. L’animal fait recette et ne semble pas trop dépaysé. Après avoir bourlingué quelque temps, Ousmane s’installe plus au sud, dans un Lot accueillant où il importe d’Afrique du Nord quatre dromadaires qui feront bientôt six petits sur le sol français. Moins obtus qu’ils n’en ont l’air, ils comprennent mieux aujourd’hui le français que le berbère et ont établi la renommée d’un village où l’on vient de loin, en famille, pour faire aux enfants une balade sur ces montures peu communes. La fameuse girafe du Jardin des Plantes, offerte par Méhémet Ali à Charles et à laquelle Gabriel Dardaud, ancien directeur du bureau de l’AFP à Beyrouth, avait consacré un livre charmant n’avait pas eu, en son temps, plus de succès. Une petite communauté de Touaregs s’est évidemment constituée à Nuzejouls et, inséparables de leur identité, leurs vaisseaux du désert contribuent à la découverte en France de ce peuple plutôt méconnu. De l’utilité des dromadaires dans les échanges culturels...
Robert Desnos aurait écrit une jolie «chantefable» sur ces dromadaires suffisamment bien intégrés en France pour confondre, paraît-il, la neige du Lot avec le sable de leur Sahara d’origine. Ils ne trouvent pas le froid trop incommode: la pluie seule serait pour eux la plaie de leur pays d’adoption. Leur aventure, peu banale, commence du côté de Grenoble et se poursuit à Nuzejouls, petit village voisin de Cahors. C’est dans l’Isère qu’Ousmane Ahmed, un Touareg immigré, repère il y a quelques années un dromadaire qui a pris du service dans un centre de formation. L’animal fait recette et ne semble pas trop dépaysé. Après avoir bourlingué quelque temps, Ousmane s’installe plus au sud, dans un Lot accueillant où il importe d’Afrique du Nord quatre dromadaires qui feront bientôt six petits sur le sol...