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Actualités - Chronologie

Le gouvernement cambodgien conforte sa victoire sur les Khmers Rouges

Le ralliement au gouvernement cambodgien de cinq cadres politiques khmers rouges de haut rang est une nouvelle victoire pour l’homme fort du Cambodge, Hun Sen, à quelques semaines des élections, et confirme la désintégration quasi complète de la guérilla. Les cinq transfuges — Thiounn Thioeunn, Chan Youran, Mak Ben, In Sotheap et Kao Bun Heng — ont annoncé vendredi soir qu’ils avaient décidé de «rompre tout contact avec (le chef de guerre khmer rouge) Ta Mok et (l’idéologue) Nuon Chea à partir du 1er mai 1998 dans le but de mettre fin à la guerre» au Cambodge. Dans un communiqué de trois lignes daté du 11 juin, ils ont promis allégeance au gouvernement cambodgien et au roi Norodom Sihanouk. Ils ont été officiellement accueillis par un représentant de Hun Sen, le général Mol Reoup, lors d’une cérémonie de bienvenue samedi matin à Pailin (ouest du Cambodge), dans le fief de l’ancien bras droit du despote Pol Pot, Ieng Sary. Ce dernier, rallié au gouvernement de Phnom Penh depuis 1996, a assisté à la cérémonie. Selon Chan Youran, «il est vrai que le Kampuchea démocratique (nom officiel des Khmers rouges) est dissous et que l’organisation est en train de disparaître rapidement parce que notre nation et notre peuple veulent mettre fin à la guerre le plus vite possible». Hun Sen s’est félicité du ralliement des cadres khmers rouges qui, a-t-il écrit, «a de profondes répercussions pour la réconciliation nationale et la fin de la guerre». «Au nom du gouvernement royal cambodgien, du commandant en chef des forces armées royales et de moi-même, je me félicite sincèrement de votre retour au sein de la société nationale», a ajouté le second co-premier ministre. Les cinq transfuges sont tous des cadres de haut rang, qui occupaient d’importantes fonctions politiques au sein du «gouvernement provisoire» de la guérilla. «Ce sont des intellectuels de poids, les plus importants des Khmers rouges», a souligné le co-ministre de la Défense Tea Banh. Thiounn Thioeunn, un chirurgien de 78 ans, formé en France, est un ancien conseiller et ministre de la Santé de Pol Pot. Chan Youran a été longtemps ambassadeur du Kampuchea démocratique (régime khmer rouge) en Chine puis, récemment, ministre des Affaires étrangères dans le «gouvernement provisoire» établi par la guérilla en 1993. In Sotheap et Kao Bun Heng sont aussi d’anciens diplomates polpotistes. Le premier a été conseiller d’ambassade en Chine et ambassadeur en Egypte, en Somalie et au Soudan, le second en poste à l’ONU à New York. Mak Ben, un ex-ministre du Commerce, fut le procureur lors du «procès» de Pol Pot l’an dernier qui aboutit à l’éviction du chef historique des Khmers rouges de la tête de la guérilla. Leur ralliement arrive à point nommé pour le gouvernement de Hun Sen, à quelques semaines des élections législatives du 26 juillet, confirmant que la guérilla est pratiquement anéantie, désormais privée de toute structure politique et militairement défaite. (AFP)
Le ralliement au gouvernement cambodgien de cinq cadres politiques khmers rouges de haut rang est une nouvelle victoire pour l’homme fort du Cambodge, Hun Sen, à quelques semaines des élections, et confirme la désintégration quasi complète de la guérilla. Les cinq transfuges — Thiounn Thioeunn, Chan Youran, Mak Ben, In Sotheap et Kao Bun Heng — ont annoncé vendredi soir qu’ils avaient décidé de «rompre tout contact avec (le chef de guerre khmer rouge) Ta Mok et (l’idéologue) Nuon Chea à partir du 1er mai 1998 dans le but de mettre fin à la guerre» au Cambodge. Dans un communiqué de trois lignes daté du 11 juin, ils ont promis allégeance au gouvernement cambodgien et au roi Norodom Sihanouk. Ils ont été officiellement accueillis par un représentant de Hun Sen, le général Mol Reoup, lors d’une cérémonie...